Victoire spectaculaire du Nouveau Front Populaire

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infographie empruntée au journal Le Monde

Avec 182 sièges la gauche unie dans le NFP sera le premier groupe politique, devant le bloc présidentiel 163 sièges laissant le RN en troisième position avec 143 sièges !

Qui l’eût cru ? La République retenait son souffle. Vint la surprise bienfaitrice d’un jour attendu par une majorité de Français.es dans l’angoisse : l’arrivée possible de l’extrême-droite au pouvoir, le RN avait déjà sorti les affiches « Bardella premier ministre », avec les deux portraits inséparables!

Personne n’aurait pensé à une telle configuration du parlement, une telle victoire incontestable de la gauche. Le RN, consterné, s’est fracassé sur le front républicain initié par le NFP qui a très bien fonctionné. Mieux dans un sens que dans l’autre mais très efficace.

Ce qui, par exemple, a permis à Toulon le sauvetage du député sortant Ensemble, Yannick Chenevard, devancé au premier tour de 11% par le candidat RN. Sinon le RN aurait fait le grand chelem dans le Var et multiplié les gains de sièges. Le député s’en souviendra-t-il ?

La Nation s’est mobilisée autour de nos valeurs républicaines préférant « Liberté, Égalité, Fraternité » à celle des descendants de Pétain « Travail, Famille, Patrie ». On sait ce qu’il en a fait de la patrie…

Ce sont les électrices et électeurs qui doivent être remerciés.es pour avoir stoppé net les objectifs de l’extrême-droite, fraichement douchée mais qui ne renonce pas.
La preuve : elle n’apprécie pas l’appel au barrage républicain, y voyant «une atteinte à la démocratie? » Quand le RN s’allie à l’ex-président LR niçois… c’est naturel.

Macron voulait la clarification, il l’a eue. Il faudrait juste qu’il tienne compte du résultat des urnes et permette au vainqueur de gouverner. Ce n’est pas acquis.

On a eu droit, à l’issue de la soirée électorale, à nombre de déclarations dont celle d’Attal tout revigoré par son élection comme pas mal d’autres membres du gouvernement et avec un groupe inespéré, de nous dire qu’il était en pleine forme pour reprendre du service si par hasard le président l’appelait, bref il ne manquerait pas de répondre «présent». C’est fait.

L’après victoire a déjà commencé
On l’a tous bien compris, il n’y a pas de majorité absolue. Non mais il y a un vainqueur prêt à gouverner et légitimé par les urnes: c’est ce qu’ont dit successivement tous les responsables
du NFP (Mélenchon, Faure, Tondelier, Roussel), soulignant fortement l’échec du président et de sa majorité sanctionnés par leurs politiques libérales dévastatrices sur tous les plans et qui sont au plus bas de leur popularité.

Sans compter le fait que Macron n’a cessé de mettre au même niveau, le plus bas, l’extrême-droite et «l’extrême gauche». Quelle extrême-gauche ? Il essayait de diviser la gauche.
Il serait temps de mettre en œuvre la politique proposée par tout le collectif NFP consacrée à prendre des mesures urgentes pour relever le pouvoir d’achat, les salaires, les retraites, les protections sociales…la lutte contre le réchauffement climatique…je vous renvoie au programme du NFP qui n’est pas fait pour séduire mais pour être traduit en actes, selon un calendrier des urgences, et comportant les financements ainsi que les méthodes de gouvernement de plus en plus autoritaires. Le moment est venu.

Un argument sème le doute : « avec trois blogs de même envergure, à 20 sièges près, pas possible que l’un, même ayant créé la surprise, puisse obtenir une majorité sur son programme. Donc une coalition s’impose ! À condition de s’entendre sur les concessions à faire ? Sinon la France est ingouvernable ».

C’est justement ce que l’on vit depuis des décennies. L’impopularité du pouvoir semant des inégalités galopantes dans les couches populaires de plus en plus larges. Il s’agit d’en finir avec la souffrance sociale et sociétale en répondant aux fortes attentes qui montent dans toute la société. Comme avec le recul des services publics, avec la désertification des territoires, avec la relégation sociale et géographique.

Il n’est pas possible de tourner le dos aux problèmes des gens par une entourloupe institutionnelle. Ce serait ignorer l’emprise du capital sur les choix libéraux portés par Macron ainsi que par le RN, en plus radical et xénophobe, qui se nourrit des dégâts des politiques d’austérité que ne subissent pas les élites qui s’en repaissent.

S’ouvre une voie d’espérance en même temps que de luttes politiques et sociales pour que puisse s’appliquer le programme du NFP.

Un chemin d’espoir…il y avait si longtemps…

René Fredon

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