Var : Péril sur les surfaces pastorales

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Appel à la mobilisation régionale :
Péril sur les surfaces pastorales : mobilisons-nous le 26 mars à Draguignan ! 

Mobilisation régionale, tout-e-s les paysan-ne-s de la région PACA sont appelé-e-s à participer

Un récent audit de la Commission européenne remet en cause les aides PAC sur les surfaces pastorales constituées de moins de 50% d’herbe.

Ces surfaces constituées de châtaignes et glands, ligneux, broussailles, garrigue, bois pâturés représentent 138 000 hectares dans notre région, elles nourrissent les troupeaux, offrant une ressource pérenne quand la sécheresse sévit. Le pastoralisme entretient les milieux, contribue à lutter contre les incendies et maintient une activité économique sur des territoires qui seraient laissés à l’abandon.
Pourtant une partie de ces surfaces est exclue des aides PAC car non reconnue comme surface agricole.  En 2015, la France a pu maintenir leur admissibilté aux aides, dans 23 départements (incluant les 6 départements de notre région), grâce à l’application d’un prorata proportionnel au niveau d’embroussaillement. Mais le Ministère de l’Agriculture envisage de réduire encore davantage les aides qui subsistent, à partir de 2018, en réaction aux sanctions de la Commission européenne qui les juge trop généreuses.
La Confédération paysanne s’oppose fermement à toute la baisse de l’admissibilité des surfaces pastorales qui impacterait par ricochet toutes les aides PAC et mettrait les exploitations dans une situation catastrophique. 

Pour répondre au grief de la Commission européenne, il ne s’agit pas de modifier l’admissibilité des surfaces mais bien de revoir les contrôles pour les adapter à ce type de surfaces. La Confédération paysanne propose de mettre en place un groupe de travail, regroupant tous les acteurs concernés, notamment les acteurs pastoraux et les scientifiques, pour définir cette méthode de contrôle.

Par ailleurs, afin de sécuriser le dispositif français de reconnaissance des surfaces pastorales ainsi que la possibilité de reconnaître les surfaces pastorales qui ne le sont pas à ce jour, le gouvernement doit se saisir, avant le 31 mars, de l’opportunité du règlement européen « omnibus » pour rendre éligible aux aides «les terres qui sont pâturées et où l’herbe ou les fourrages herbacés ne sont pas prédominants ou sont absents » sur tout son territoire.

Ne pas reconnaître ces surfaces, c’est aller à contresens de l’évolution de l’agriculture vers la prise en compte les enjeux climatiques.

Il y a urgence: il en va de l’avenir de l’élevage pastoral en Provence-Alpes-Côte-d’Azur !

RENDEZ-VOUS À 14H A DRAGUIGNAN LUNDI 26 MARS AVEC ANIMAUX ET TRACTEURS  
INFOS PRATIQUES A VENIR.

Sylvain APOSTOLO

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