Une œuvre à découvrir Irrelohe de Franz Schreker

0

Les circonstances vont nous priver de nos rencontres habituelles.
Cependant nous vous proposons une rencontre, mais bien sur virtuelle, avec des oeuvres que nous n’aurons pas l’occasion de voir. Ce petit moment d’échange hebdomadaire, chaque jeudi sera un lien  amical et musical en cette période de « retraite ».
Pour cette première rencontre, IRRELOHE de Franz Schreker que nous devions entendre lors du voyage à Lyon.

Une œuvre à découvrir Irrelohe de Franz Schreker
Dans l’Allemagne du XVIIIe siècle, le Comte Heinrich est amoureux d’Eva une toute jeune servante d’auberge. Mais Eva est déjà fiancée au jeune marchand Peter.
Le Comte hésite car il sait qu’une malédiction familiale doit le conduire comme ses ancêtres à la folie meurtrière, s’il cède à cet amour.
Par ailleurs cette passion névrotique suscite la jalousie de Peter, le prétendant d’Eva, et l’hostilité de l’aubergiste Cristobald qui l’emploie.
Cependant, ne pouvant se raisonner, Heinrich enlève Eva lors d’une fête populaire et l’enferme dans le donjon de son château.
Peter, Cristobald et les paysans prennent le château d’assaut pour délivrer la jeune fille. Plutôt que de rendre Eva, Heinrich met le feu à son château entrainant tout le monde dans sa mort. L’œuvre s’achève dans un embrasement total.
Figure musicale majeure de la République de Weimar (1918-1933), Franz Schreker (1878-1934) est un musicien très célèbre en son temps.
Auteur d’une œuvre marquée par le post-romantisme, l’autodestruction et la sexualité elle doit beaucoup à Wagner et brille par la richesse de sa palette musicale. Schreker connaît un succès immense avec Der ferne Klang (Le son lointain) et Les Stigmatisés.

Irrelohe, (le feu de l’égarement) son chef d’œuvre, créé en 1924 à Francfort, l’année de l’incarcération d’Hitler pour son putsch raté, devait être pourtant le chant du cygne de celui qui était alors le directeur éminent de l’École Supérieure de Musique de Berlin.

Son langage post wagnérien, enrichi des découvertes de la seconde école de Vienne, Schoenberg, Berg, Webern, développe un style expressif saisissant, sans complaisance mélodique.

Une fois les Nazis au pouvoir en 1933 il devient un paria, symbole de l’art dégénéré juif et de l’internationalisme décadent. Chassé de toutes ses fonctions et voyant toutes ses partitions interdites, il meurt dans la misère dans un asile de Berlin.

Depuis 1960 son œuvre est progressivement redécouverte.

Exemple, le final de cet opéra étrange par l’orchestre symphonique de Vienne sous la direction de Peter Gülke.

https://www.youtube.com/watch?v=BsSxAqQdieY&list=OLAK5uy_ns3-JenRMegwV7l4NHxSvQHPDpt9VzDZI&index=33

Petit bonus, un moment de ravissement  viennois …. deux versions à départager  selon vos goûts et votre sensibilité
https://www.youtube.com/watch?v=_S4pZAvLMyo&list=RD_S4pZAvLMyo&start_radio=1&t=0
et
https://www.youtube.com/watch?v=XPG6bt1hbp0

...et dans la nuit  le rossignol a chanté sur sa branche 
« L’amour, l’amour est un pouvoir du ciel  
Die liebe,die liebe ist eine Himmelsmacht! 

Jean François vous propose l’ensemble des ses anciens cours d’histoire et géographie du lycée ( Snde à terminale) en téléchargement gratuit pour vos enfants et petits enfants studieux à la maison !

http://www.tv83.info/2020/03/17/cours-dhistoire-geographie-en-ligne/

 

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.