L’École des illettrés

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Madeleine de Jessey n’est pas une éditorialiste.
Normalienne, agrégée de lettres classiques, docteure, professeure en classes préparatoires.
Elle vient de publier L’École des illettrés chez Albin Michel.

Son constat est sans appel. C’est ce qu’elle lit dans les copies depuis des années.

L’école française ne « baisse » plus.

Elle fabrique des élèves qui ne tiennent plus leur langue, syntaxe qui se délite, vocabulaire réduit à quelques blocs.
Les phrases s’écroulent avant d’arriver au point.
Cela ne concerne plus seulement les établissements difficiles. Ça touche tout le monde, collège de banlieue, Lycée de centre-ville, prépa, et les milieux populaires comme les familles aisées.
L’effondrement linguistique n’a plus de code postal et est sans appel.

Au collège, elle se réjouissait déjà d’obtenir quatre lignes sans faute de construction.
En prépa, le même trou est toujours là.

On a simplement appris à le maquiller en « expression personnelle » ou en « créativité ».
Elle ne parle pas d’un déclin.
Elle parle d’un système qui, génération après génération, produit des illettrés fonctionnels tout en continuant à distribuer des diplômes.

L’illettrisme n’est plus un accident de parcours. C’est devenu un résultat.

Ceux qui crieront au conservatisme, au passéisme ou à la nostalgie d’un âge d’or feraient mieux d’ouvrir les copies.
Le réel est moins confortable que les communiqués.

source @Guigz75116 sur X

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