Lancement de la campagne de sécurité des loisirs nautiques et de la plaisance 2026 en Méditerranée

Le 04 mai 2026, le vice-amiral d’escadre (VAE) Christophe Lucas, préfet maritime, commandant la zone et l’arrondissement maritime de la Méditerranée et de la Mer Noire préside une conférence de presse au Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage (CROSS) Méditerranée pour le lancement de la saison estivale. Cette conférence est suivie par une démonstration d’un hélitreuillage sur une embarcation de la SNSM avec un Dauphin de la 35F.
Ce lundi 4 mai, le vice-amiral d’escadre Christophe Lucas, préfet maritime de la Méditerranée, a lancé la campagne de sécurité des loisirs nautiques et de la plaisance 2026 (1er mai – 30 septembre), accompagné du directeur du Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage de Méditerranée (CROSS MED).
Au cours de la saison 2025, le nombre d’opérations coordonnées par le CROSS MED a augmenté (3 536 opérations : +14%), tout comme le nombre de personnes impliquées dans ces opérations (8 072 usagers : +4%). Avec près de 80% des opérations, les départements les plus concernés de la façade sont le Var, les Bouches-du-Rhône, les Alpes-Maritimes, la Corse-du-Sud et l’Hérault. Ces données confirment la tendance d’une accidentologie élevée récurrente en période estivale.

Il convient cependant de noter que durant la saison 2025 le nombre total de décès a baissé (38 décès –17%), et en particulier le nombre de décès en plongée (6 décès -33%). Considérée comme à risque, cette pratique fortement accidentogène en 2024 a fait l’objet d’une campagne de sensibilisation appuyée et de mesures de prévention renforcées en 2025 qui seront poursuivies cette année. Enfin, les opérations liées à de nouvelles pratiques se démocratisant (paddle, kitesurf, wingfoil, etc.) ont connu une hausse significative l’année dernière qui nécessite de renforcer la prévention en la matière.
Au bilan, les tendances observées depuis plusieurs années se confirment : un littoral toujours très attractif, des pratiques nautiques qui se diversifient, une concentration d’usagers importante dans la zone côtière des 2-3 milles marins, un volume d’usagers « débutants » croissant et une « uberisation » (location entre particuliers et utilisation de plateforme de location) des pratiques. À cela s’ajoute une saison qui débute de plus en plus tôt et se termine de plus en plus tard (75% des opérations sont coordonnées entre mai et octobre).
Les principaux facteurs de cette accidentologie sont identifiés : l’inexpérience, l’impréparation des usagers, l’inconscience et les comportements irresponsables sont souvent les premières causes d’intervention.
Pour contenir cette tendance, un dispositif continu et agile permettant une présence constante des unités de contrôle en mer a été mis en place par la préfecture maritime de la Méditerranée en 2025. Durant la saison, près de 12 000 contrôles, concentrés notamment sur les zones et les comportements à risque, ont permis d’assurer une présence dissuasive satisfaisante avec près de 4 000 infractions relevées.
En 2026, la campagne de sécurité en mer s’appuiera une nouvelle fois sur les trois piliers suivants : sensibiliser et informer, contrôler, réglementer. Pour maitriser le risque en mer et réduire l’accidentologie, le préfet maritime de la Méditerranée a fixé les priorités suivantes :
Accroitre les actions de prévention et de sensibilisation à l’attention des usagers :
Préparation nécessaire avant la pratique d’une activité nautique, notamment s’agissant des conditions météorologiques ;
Responsabilisation des usagers notamment s’agissant de la maitrise technique et des capacités physiques ;
Régulation des usages pour un partage harmonieux et sécurisé de l’espace maritime.
Renforcer le dispositif permanent de présence des unités en mer et organiser des opérations coordonnées de contrôles :
Contrôler le respect de la vitesse et des zones de navigation en accentuant les efforts de contrôle sur les zones à risque et à forte fréquentation ;
Veiller à la présence et à l’entretien des équipements obligatoires à la sécurité en mer ;
Sanctionner systématiquement les pratiques et les comportements dangereux.
Afin de poursuivre les efforts entrepris pour faire face à l’accidentologie spécifique constatée en 2025 en matière de plongée et de baignade et pour répondre à celle liée aux nouveaux loisirs nautiques (paddle, kitesurf, wingfoil, etc.) la prévention relative à ces pratiques sera une priorité de la saison.
En matière de plongée, le plan d’action spécifique mis en œuvre en 2025 sera poursuivi :
accompagnement des professionnels et des clubs de plongée : journées « sécurité plongée », échanges avec la Fédération française d’études et de sports sous-marins (FFESSM) et ses représentants locaux ;
sensibilisation des usagers : campagne de communication dédiée débutée dès avril 26 ; renforcement des contrôles à terre et en mer : opérations « palanquées » de contrôles spécifiques.
En matière de baignade, outre le renforcement des messages de prévention inhérents à la pratique (vérifier les conditions météos, ne pas surestimer ses capacités, éviter les périodes de forte chaleur, privilégier les zones surveillées, etc.), un lien étroit est entretenu avec les préfectures départementales, les municipalités et les services de Météo France afin de systématiser les alertes de « vagues dangereuses ».
Enfin, une campagne de communication spécifique ciblera les nouveaux loisirs nautiques en lien avec les fédérations et certaines enseignes de sport.
En mer, 3 grands principes s’appliquent. Pour se les rappeler, il faut retenir le sigle suivant « PEA, l’assurance vie en mer » :
– Se Préparer : connaître la météo, les particularités de la zone, avoir conscience de son état de santé et de celui de ses passagers, prévenir un proche de ses intentions et de l’heure de retour prévue ;
– S’ Équiper : vérifier son matériel, porter une brassière et une tenue adaptée à la pratique, avoir un moyen de communication en état de marche, être en mesure de se signaler visuellement auprès des moyens de secours ;
– Savoir Alerter : en cas de difficulté => VHF 16 et le numéro d’urgence 196 depuis n’importe quel téléphone pour joindre les secours (numéro valable partout en France).
Un exercice d’hélitreuillage en mer entre un hélicoptère Dauphin de la flottille 35F de la Marine nationale et la vedette SNSM de Saint Mandrier (83):
Merci aux équipe du CROSSMED et de la Préfecture Maritime.







