Fréjus : le Service Catholique des Funérailles

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Depuis 15 ans, le Service Catholique des Funérailles met en œuvre, pour des milliers de familles, un service complet de pompes funèbres, dans un esprit humain et chrétien. Son accompagnement, tout au long du parcours des funérailles, apporte réconfort et espérance à ceux qui y ont recours.

Un service catholique de pompes funèbres présent à Toulon, Paris, Boulogne-Billancourt, Versailles, Lyon, Bordeaux, Fréjus, Marseille et Nice et depuis hier à Fréjus

Agence de Toulon: 6,rue Anatole France 83 000 Toulon 04 94 01 70 95
Agence de Fréjus: 472 avenue de Lattre de Tassigny 83 600 Fréjus 04 94 83 46 51

La mort d’un proche peut constituer une source d’inquiétude et de questionnement. Voici donc quelques repères simples, sachant que les structures de pompes funèbres sont là pour vous épauler dans ces circonstances.

Constater le décès
Seul un médecin est habilité à constater la réalité d’un décès. Il le fait en remplissant un formulaire administratif intitulé : Certificat de décès. Si le décès intervient au domicile, c’est à la famille d’appeler un médecin pour faire établir un certificat de décès. S’il survient à l’hôpital, l’établissement s’en charge.

Déclarer le décès
Le certificat de décès  sera ensuite remis à la mairie du lieu du décès qui établira les actes de décès. Sachant que la mairie ne remet pas aux familles un autre document indispensable au convoi, l’autorisation de fermeture du cercueil,  il est inutile de faire cette démarche soi-même. Autant donc confier l’ensemble des démarches administratives aux services funéraires. La mairie fournira, par l’intermédiaire des pompes funèbres, des actes de décès en nombre important. Ils sont à adresser à tous les organismes auprès desquels il convient de déclarer le décès.

Choisir le lieu de dépôt du défunt avant les obsèques
La famille a la liberté de choisir le lieu de dépôt du corps.
Ce peut être l’hôpital, si c’est là qu’a eu lieu le décès et à condition qu’il soit équipé d’une chambre mortuaire. La conservation est alors gratuite au moins les premiers jours.
Ce peut être le domicile où le corps peut être transféré à visage découvert jusqu’à 48 heures après le décès.
Ce peut être un funérarium, établissement privé dédié à la conservation des corps et à leur veille par les familles où le corps peut être transféré à visage découvert jusqu’à 48 heures après le décès. Ce lieu est payant et à la charge de la famille.
Ce peut être l’Institut médico-légal si le décès est survenu sur la place publique, ou est lié à un suicide ou encore à une cause suspecte. Il faudra alors attendre que le procureur de la République signe le permis d’inhumer ou de procéder à la crémation, ce qui peut prendre plusieurs jours.

Conservation du corps
La famille est libre de choisir ce qu’il lui semble nécessaire de faire.​
Si le défunt est à la chambre mortuaire de l’hôpital ou dans une chambre funéraire, ces établissements sont équipés de cases réfrigérées assurant cette conservation.
Si le défunt est à son domicile, pour y être veillé plusieurs jours, des soins funéraires sont indispensables. Il s’agit de soins de conservation grâce auxquels la veille sera possible dans les meilleures conditions en termes d’hygiène et d’apparence. Ces soins funéraires sont également recommandés si le défunt repose dans un salon permanent d’une chambre funéraire.

Le parcours des funérailles
Traditionnellement, dans la France chrétienne et rurale, le parcours de référence allait de la chambre du défunt à son domicile, en passant par l’église du village et jusqu’au cimetière. Ce parcours était suivi par un grand nombre de personnes, tant la mort les mobilisait tous.

Aujourd’hui, dans une France sécularisée et citadine, où la mort ne fait plus événement comme jadis, les parcours funéraires se sont diversifiés, raccourcis et appauvris en termes symboliques et de sens. Ils n’en demeurent pas moins toujours le cadre de la ritualité funéraire. C’est pourquoi les lieux choisis et le respect de l’ordre des étapes comptent pour que s’épanouisse l’effet consolateur des rites.

L’adieu au visage
Que ce soit à la maison, à l’hôpital ou au funérarium, l’étape de la vision du corps est la première. Qu’elle prenne la forme d’une veille (de plus en plus rare) ou d’une simple levée de corps, elle est l’occasion d’une rencontre entre les vivants et le mort. Face à la dépouille, la question du sens de l’existence raisonne avec une force particulière. Il est donc bon de s’y rendre et d’y emmener les enfants qui le souhaitent.
La prière de l’Église invite, alors que les regards sont tournés vers le visage du défunt, à regarder plus loin, vers le Christ, présent en chacun de nous dans la souffrance : « Seigneur nous tournons vers toi notre regard à l’heure où disparait ce visage qui nous est cher », à quoi les proches sont invités à répondre par un acte de foi : « affermis notre espérance de le revoir auprès de toi, pour les siècles des siècles ».

La célébration à l’église
Si le chemin de la paroisse, pour assister à la messe dominicale, s’est largement perdu chez beaucoup de français, ils sont nombreux à le retrouver pour une cérémonie d’obsèques. C’est en effet dans l’église, proche du domicile du défunt, que peut s’organiser un rassemblement ouvert, auquel tous ceux qui le souhaitent peuvent s’associer. Accueillies par des prêtres, des diacres ou des laïcs, les familles peuvent librement se livrer et dire ce qui a constitué le meilleur de la vie du défunt.
Grâce à cette relecture de vie, la célébration va pouvoir se bâtir autour de textes bibliques commentés, de chants et de gestes symboliques qui rappellent le rite baptismal (rite de la lumière, aspersion du cercueil). Des témoignages plus personnels, sont aussi envisagés en lien avec le célébrant.
La liturgie catholique des funérailles célèbre le mystère pascal de la mort de Jésus. Unis au Christ, pour la vie et pour la mort, c’est avec lui que les chrétiens meurent. En lui, la mort n’est plus mortelle, mais devient passage vers la vie qui ne finit pas.

L’adieu au cimetière
Troisième étape du parcours rituel, l’étape de l’inhumation marque le détachement définitif des proches de la dépouille de leur parent défunt. Un lieu lui est affecté, sépulture familiale ou simple fosse, peu importe, l’essentiel est d’avoir un lieu de pèlerinage où la mémoire de l’être aimé reste vive.
Par l’inhumation, la remise à Dieu du défunt est accomplie. Et l’Eglise célèbre alors la permanence, par-delà la mort, de l’élan pris par le défunt :
« Nous voici avec toi au moment où tu entres dans une communion nouvelle et plus forte avec nous. Ce que tu as vécu, tout cela continue aujourd’hui, et l’élan que tu as pris, qui l’arrêtera ? ».

Le cas particulier de la crémation 
Si la crémation ne pose pas de question théologique, elle pose une question grave d’organisation des obsèques : faut-il, en cas de crémation, organiser la cérémonie au crématorium ? Sachant que le choix du lieu de la célébration colore fortement la célébration elle-même, le crématorium ne peut être préféré à une église sans dommage. En effet, un crématorium est par nature un lieu technique, à l’écart de la vie sociale, où l’on brûle des corps, tandis que les églises sont des lieux publics, ouverts à tous et inscrits dans la vie sociale.
Par ailleurs, la pratique très répandue de la dispersion des cendres, a pour conséquence d’éliminer tout lieu de mémoire. Le dépôt de l’urne dans une sépulture ou un columbarium doit lui être préféré.

Toute mort dit aux vivants une parole sur la vie.
Une dépouille mortelle est l’un des facteurs brulants d’interpellation sur le sens de l’existence, une occasion unique de relecture de sa vie. Hélas, rares sont ceux qui consentent à s’y confronter. Devant un mort, l’homme est convoqué à la racine de son humanité. Tant il est vrai que ce qui le distingue du règne animal est sa capacité à l’honorer.
En apprivoisant la mort, les rites aident les vivants à prendre conscience de la réalité de la perte et par là, à se confronter à leur propre finitude. Cette œuvre d’humanisation qui consiste à laisser la mort interpeller toute vie sur son sens, suppose qu’on lui donne du temps, ce qui est de moins en moins vrai. On voit donc, sans esprit passéiste, que la révolution en cours des comportements face à la mort passe par un appauvrissement indéniable de la ritualité funéraire. Les normes rituelles qui imposaient des temps, des lieux et des comportements collectifs particuliers, s’affaiblissent au profit d’élaborations individuelles plus fragiles. Les obsèques révèlent une société atomisée, individualisée, consumériste mais en même temps assoiffée de sens.

Notre propos est de contribuer à la réflexion sur le rapport à la mort et à l’ évolution des rites funéraires, en regard de notre expérience au quotidien dans l’accompagnement de chaque famille lors du parcours des funérailles.

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