Flassans-sur-Issole : Démantèlement d’un élevage canin non déclaré

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La communauté de brigades de gendarmerie du Luc en Provence, la Direction Départementale de Protection des Populations et la Société Protectrice des Animaux sont intervenus dans le cadre d’une enquête conduite sous la direction du parquet de Draguignan pour permettre la saisie et la mise sous protection d’animaux.
Plus de 240 chiens, 250 pigeons et 250 lapins, élevés dans des conditions indignes ont été retirés et placés dans des refuges.

À la suite de signalements de vétérinaires, d’acquéreurs et d’associations de protection des animaux concernant la vente de chiots présentant des troubles du comportement pouvant provenir de privations sensorielles et d’une activité d’élevage canin non déclarée, la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) a effectué le 2 février 2026, , une inspection sur le terrain de l’établissement concerné à Flassans-sur-Issole.
Un premier contrôle a permis de constater que des personnes exerçaient une activité d’élevage d’animaux (chiens, lapins, pigeons notamment), détenus dans des conditions manifestement incompatibles avec leurs besoins physiologiques et comportementaux, souvent sans alimentation ni eau, entassés dans des cages ou maintenus dans des enclos boueux, sans abris adaptés, et/ou chargés d’excréments, dans des espaces surpeuplés, sans lumière naturelle, étroits et non ventilés.
Les faits constatés pouvant caractériser l’infraction de sévices graves ou actes de cruauté envers des animaux domestiques, il était urgent d’assurer la protection de ces animaux.

À cette fin une opération judiciaire tripartite réunissant SPA, Gendarmerie et DDPP a donc été conduite le jeudi 19 mars. Les perquisitions effectuées ont permis la découverte de 823 animaux ; près de 240 chiens, 268 lapins, 5 chèvres, 2 cochons, 9 pintades, 12 poules et coqs, 19 perruches, et 267 pigeons. Cette opération a permis de confier l’ensemble de ces animaux à la SPA en vertu des dispositions de l’article 99-1 du Code procédure pénale.
Cette opération s’inscrit dans la lutte active pour la protection animale. Elle illustre la synergie efficace entre les autorités judiciaire et administrative, les différents services d’enquête et la Société protectrice des Animaux.
Elle illustre une dynamique partenariale forte et indispensable pour offrir une réponse coordonnée et réactive face aux violences infligées aux animaux, impulsée dans le cadre de la convention signée en 2023 entre les Ministères chargés de l’Agriculture, de l’Intérieur et la SPA visant à mieux lutter contre la maltraitance animale.
Pour l’heure, les investigations se poursuivent toujours sous la direction du parquet de Draguignan.
Le procureur de la République ne manquera pas de communiquer sur les suites judiciaires concernant les personnes mises en cause une fois l’ensemble des investigations, réception de rapport et auditions réalisées.

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