Saint-Mandrier : la propriété Fliche

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Depuis quelques jours, les engins de chantier sont entrés sur la propriété Fliche et des algécos en place. La mairie a décidé de lancer les travaux alors que le dernier permis de construire délivré en 2024 fait toujours l’objet d’un recours contentieux en annulation devant le Tribunal administratif de Toulon.

La destruction des ruines dont la surface ne doit pas être comptabilisée pour établir la surface d’une éventuelle reconstruction a eu lieu curieusement le samedi 15 novembre 2025. Les marchés pour les travaux de cette nouvelle phase ont été signés par le maire sans la moindre présentation à une commission communale (finance, urbanisme, …) à hauteur de 3,7 M€ (cf. conseil municipal du 29 septembre 2025, délibérations n°1 pour une nouvelle augmentation du coût global + 0,5 M€ et n°11 pour le détail des travaux).

Ce recours, déposé par l’APE avec l’appui des riverains, repose sur de graves non-conformités à la loi Littoral :
emprise excessive en espace proche du rivage,
artificialisation d’un terrain naturel en continuité directe avec la mer,
absence de justification d’une « extension limitée de l’urbanisation » dans un secteur déjà saturé,
non-respect des orientations du SCOT et du PLU, etc.
À ce jour, aucun jugement n’a été rendu. Le projet n’est donc pas purgé de tout recours. Un appel reste possible si le projet n’est pas modifié, voire probable.

Malgré cela, la mairie choisit de passer en force et de dépenser l’argent public sur un chantier qui pourrait être stoppé net par la justice. Un risque financier que les Mandréens paieront… pour rien, si le permis est annulé.

Ce projet, rappelons-le, a été présenté dès 2020 comme le « projet phare » du programme du maire Gilles Vincent, réélu sur cette promesse. À moins de quatre mois des élections municipales de mars 2026, le lancement des travaux prend une tout autre couleur : une nouvelle instrumentalisation politique doublée d’une opération de communication préélectorale financée par vos impôts.

L’APE ne s’oppose pas par principe à tout aménagement. A ce titre elle ne s’était pas opposée aux travaux concernant la mise en sécurité du bâtiment pourtant déjà en parti en ruine. Nous défendons simplement le respect de la loi Littoral, votée pour protéger notre littoral de l’artificialisation à marche forcée. Une loi qui s’applique à tous… sauf, semble-t-il, à Saint-Mandrier quand il s’agit du « projet phare » du maire.Nous demandons :
L’arrêt immédiat des travaux tant que la justice n’a pas statué.
La transparence totale sur les engagements financiers déjà pris et les risques pour les contribuables.
Le respect de la loi Littoral et des procédures démocratiques, sans exception, sans passe-droit, sans calendrier électoral ni précipitation électorale.
Agissons ensemble pour défendre notre littoral !

La loi Littoral n’est pas négociable même si elle remise en cause par certains partis politiques. Aujourd’hui, elle est encore là pour protéger notre cadre de vie et garantir un développement durable de notre commune. En lançant ces travaux sans attendre le jugement, la mairie de Saint-Mandrier prend les Mandréens pour des pigeons et méprise les règles démocratiques.

Nous ne lâcherons rien. Le littoral de Saint-Mandrier n’est pas à bétonner. Ni aujourd’hui, ni en mars 2026. Soutenez notre action pour un projet durable sur la propriété Fliche.

L’APE Apartisane. Indépendante. Déterminée à faire respecter la loi.

3 COMMENTS

  1. Même réponse qu’à J-M Cano:
    « FAUX ! Le permis de construire (PC) a été validé par un jugement du Tribunal Administratif de Toulon, seul jugement à ce jour, qui a rejeté l’action en sursis à exécution d’une association bien connue, jugeant qu’il n’y avait aucun motif pour empêcher le démarrage de l’exécution du PC considérant donc que le dit PC respecte le statut de la zone et le précédent jugement. »

  2. Le rejet du sursis toujours très difficile à obtenir, n’augure en rien du jugement au fond. Espérons seulement qu’il aura lieu avant que les atteintes au site résultant de ces travaux ne soient irréversibles.

  3. Merci M. Marin pour ce commentaire… qui mérite une petite mise au point, histoire que personne ne soit trompé.
    Non, le permis de construire du projet Fliche n’est absolument pas validé définitivement.
    Ce qui a été jugé (et rejeté) récemment par le Tribunal administratif de Toulon, c’est uniquement la demande de sursis à exécution déposée par l’APE. En clair : le juge a estimé qu’il n’y avait pas, à ce stade, d’urgence suffisante pour bloquer les travaux annoncés comme de consolidation en attendant le jugement sur le fond.
    Cela ne veut aucunement dire que le permis respecte la loi Littoral.
    Le recours en annulation pure et simple du permis de construire est toujours pendant, et le tribunal n’a toujours pas statué sur le fond (c’est-à-dire sur la légalité même du projet). Ce jugement-là, nous l’attendons toujours.
    D’ailleurs, le 25 novembre dernier, l’APE a expressément demandé au tribunal une audience rapide sur le fond précisément pour éviter que ce dossier ne devienne un argument électoral en mars 2026.
    Et si, par malheur, le jugement de première instance ne protégeait pas correctement la loi Littoral, nous avons d’ores et déjà prévu de faire appel devant la Cour administrative d’appel de Marseille. Le combat ne fait que commencer.
    Donc non M. Marin en charge du bétonnage de la presqu’ile : le béton n’a pas encore gagné.
    Le permis n’est pas purgé de tout recours, loin de là.
    Et oui, nous irons jusqu’au bout pour que la loi Littoral soit respectée sur la presqu’île.
    Merci de votre vigilance, et à très bientôt pour la suite ! L’APE

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