Le plan d’épargne retraite (PER) individuel est un produit d’épargne retraite à destination des particuliers. Disponible depuis le 1er octobre 2019, il remplace progressivement les autres plans d’épargne retraite. Comment fonctionne-t-il ? Quelle est sa fiscalité ? Quelles sont les modalités de sortie ? On fait le point.
Ce qui change en 2026
Depuis le 1er janvier 2026, les versements effectués sur votre plan d’épargne retraite après vos 70 ans ne sont plus déductibles.
Par ailleurs, vous pouvez désormais mobiliser les plafonds de déduction non utilisés des cinq années précédentes à partir des sommes versées en 2026.
Qu’est-ce que le plan d’épargne retraite (PER) ?
Le PER est un dispositif d’épargne à long terme issu de la loi du 22 mai 2019 relative à la croissance et la transformation des entreprises dite loi Pacte.
Plus simple et flexible que les autres produits, il permet d’accumuler une épargne afin de compléter ses revenus au moment de la retraite, sous forme de rente ou de capital.
Le PER se décline sous trois formes :
le PER individuel, qui succède au Perp (plan d’épargne retraite populaire) et au contrat Madelin (contrat d’épargne retraite pour les travailleurs non-salariés),
le PER d’entreprise collectif, qui succède au Perco (plan d’épargne pour la retraite collectif),
le PER d’entreprise obligatoire, qui succède au contrat article 83 (contrat d’assurance vie collectif souscrit par une entreprise au bénéfice de certains de ses salariés).
À savoir
Vous pouvez transférer l’épargne des anciens plans déjà ouverts sur votre nouveau PER.
Qu’est-ce que le plan d’épargne retraite (PER) individuel ?
Le PER individuel est un produit d’épargne à long terme.
Il vous permet d’économiser pendant votre vie active pour obtenir, à partir de l’âge de la retraite, un capital ou une rente.
Le plan donne lieu à l’ouverture d’un compte-titres ou à l’adhésion à un contrat d’assurance de groupe.
Pour ouvrir un PER individuel, vous devez être majeur. En revanche, il n’y a pas de condition de situation professionnelle ou de revenus : celui-ci est accessible aux demandeurs d’emplois, aux salariés, ainsi qu’aux travailleurs non-salariés.
Comment souscrire à un PER individuel ?
Le PER individuel peut prendre la forme :
d’un compte-titre, le PER bancaire,
ou d’un contrat d’assurance de groupe, le PER d’assurance.
Le PER bancaire donnant lieu à l’ouverture d’un compte-titres, il doit être souscrit par l’intermédiaire d’une société spécialisée comme un établissement de crédit ou une entreprise d’investissement financier.
Le PER individuel d’assurance donnant lieu à l’adhésion à un contrat d’assurance de groupe, il doit être souscrit par l’intermédiaire d’une société spécialisée comme une entreprise d’assurance, une mutuelle ou une institution de prévoyance par exemple.
Il peut également être ouvert auprès d’un fonds de retraite professionnel supplémentaire.
Quelle est la principale différence entre un contrat d’assurance et un compte titres ?
Bien que ces deux contrats vous permettent de constituer une épargne pour la retraite, ils ne vous donnent pas accès aux mêmes actifs. En effet, le PER d’assurance vous permet d’investir sur le fonds en euros.
Le PER bancaire, quant à lui, vous permet d’acquérir des actions en direct.
Comment gérer le PER individuel ?
Sauf mention contraire de votre part, la gestion des sommes versées sur le PER se fait suivant le principe de la gestion pilotée. Il s’agit de déléguer à un professionnel la gestion de votre épargne, en fonction de votre profil, de manière à optimiser son rendement. Cela signifie que lorsque le départ en retraite est lointain, l’épargne peut être investie sur des actifs plus risqués et plus rémunérateurs. À l’approche de l’âge de la retraite, l’épargne est progressivement orientée vers des supports moins risqués.
L’organisme gestionnaire doit vous donner au moment de l’ouverture du PER une information sur les caractéristiques du plan, son mode de gestion et sa fiscalité.
Par la suite, chaque année, il doit vous donner transmettre certaines informations comme l’évolution du compte, les performances des investissements, les conditions de transfert etc.
À partir de la cinquième année précédant votre départ à la retraite, vous pouvez interroger le gestionnaire du PER sur les possibilités de sortie adaptées à votre situation.
Sachez que vous pouvez aussi décider de gérer librement votre PER et donc de choisir par vous-même les fonds sur lesquels placer votre épargne.
Quels sont les versements possibles ?
Pour alimenter votre PER, vous pouvez effectuer des versements volontaires, ponctuellement, ou programmés. Le PER peut également être alimenté par le transfert d’autres contrats.
Ainsi, en cas de transfert d’un PER d’entreprise vers un PER individuel, vous pourrez y verser :
les sommes issues de l’intéressement, de la participation et de l’abondement de votre employeur à un PER d’entreprise ou à un PERCO,
les sommes issues d’un compte épargne temps (CET) et affectées à votre PER d’entreprise,
les versements obligatoires effectués sur un PER d’entreprise obligatoire,
les sommes issues de la prime de partage de la valeur ou de la prime issue du plan de partage de la valorisation de l’entreprise.
Quelle fiscalité pour le PER individuel ?
La fiscalité pour les sommes versées
Jusqu’à l’âge de 70 ans, les sommes versées sur un PER individuel au cours d’une année sont déductibles des revenus imposables de cette année, dans la limite d’un plafond global fixé pour chaque membre du foyer fiscal.
Le plafond personnalisé applicable est indiqué sur votre avis d’impôt à la rubrique « Plafond épargne retraite ». Il est indexé sur le plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS) en vigueur.
Par ailleurs, à partir de 2026, l’utilisation des plafonds non mobilisés peut remonter jusqu’au cinq dernières années. Ainsi, vous pouvez mobiliser les plafonds de déduction non utilisés des cinq années précédentes à partir des sommes versées en 2026.
En revanche, la part non utilisée des plafonds des années 2024 et 2025 peut être utilisée uniquement dans un délai de 3 ans.
Enfin, les couples mariés ou pacsés peuvent mutualiser leurs plafonds respectifs.
La fiscalité sur la rente ou le capital
Le régime fiscal de la rente ou du capital est différent suivant que vous ayez déduit ou non les versements volontaires de vos revenus imposables.





