
« Changer de monde, changer de logiciels »
À l’heure des bilans et des comptes à rendre pour 2027 !
Ce monde est vraiment fou !
Pendant que tout s’écroule et que tout brule, le CAC 40 n’arrête plus ses profits. Selon les échos les entreprises du CAC 40 de janvier à juin 2026 enregistrent une hausse de leurs bénéfices de 40% avec 74 Milliards d’euros réalisés et des bénéfices stratosphériques, alors qu’il n’y a plus d’argent pour nos hôpitaux et nos pompiers, ni pour les Canadair. Les caisses sont vides !
Les caisses sont vides et l’abandon de la priorité à la santé mondiale à travers les organisations humanitaires dont CARE dressent un bilan glaçant du désengagement des nations au financement et du soutien politique à l’action humanitaire et des programmes de vaccinations pour lutter contre les maladies émergentes ouvrant le monde aux épidémies et à l’affaiblissement des systèmes de santé.
Les logiciels du monde « moderne » sont fous, ils nous ont propulsés dans le mur, partout, ils nous ont trompés et trahis et démunis pour affronter les crises dont climatiques actuelles !
« L’été 2026 que l’on est en train de vivre est tout un symbole et deviendra la norme pour le futur » prévient Jean-Marc JANCOVICI !
Fondateur et président de « The Shift Project », l’ingénieur, polytechnicien, enseignant et conférencier connu pour ses travaux sur l’énergie, le climat et la décarbonation de l’économie, s’appuie sur les épisodes de canicules et la crise des feux de forêts dévastateurs de cet été 2026 dans le cadre du dérèglement climatique pour confirmer l’avenir qui nous attend, « avenir qui ne doit étonner personne, car annoncé et connu de tous ».
« Arrêtons de continuer à raisonner avec l’ancien monde et nos vieux logiciels qui restent figés dans le passé et qui refusent de voir le nouveau monde contesté de plus en plus violent qui nous est imposé ! » est le message sans cesse réitéré lors de nos réunions.
L’été 2026 alertait depuis des mois dans toutes nos instances figées sur les modèles passés qui résistent à une obligation de rupture avec le déni et le devoir de changer de monde, « Un monde de crises qui durera » auquel nous ne sommes pas préparés , et qui de fait impose une obligation radicale de changement de logiciels.
Changer de logiciels pour des choix et des affectations financières hors système passé et habituel pour pallier et répondre aux erreurs et fautes commises.
Dans un monde qui « est fini », écrit Jean-Marc JANCOVICI, et de crises climatiques « qui ne doivent plus étonner personne et qui vont tout impacter, il faut comprendre que nous rentrons dans une économie de guerre c’est-à-dire qui ne produit rien sauf à devoir essayer de préserver ce que l’on a acquis. Ce sont des choix et des affectations de moyens à l’opposé de ce que nous avons vécu à savoir investir pour toujours avoir plus. Les crises climatiques à venir vont devenir en termes d’affectation de moyens des primes d’assurances pour protéger, conserver et sécuriser ce que l’on a déjà ».
« Toutes les crises par définition sont dues au manque de préparation et d’anticipation, il se passe ce qu’il doit et devait se passer et ce qui était prévu, rien ne doit plus surprendre personne. C’est trop tard, nous sommes aujourd’hui dépassés, dans la sidération, la panique, la colère et le chaos et la gestion de dernière minute, au pied du mur, dans l’immédiateté, dans l’émotion et la surprise du dernier moment qui n’en n’est pas, et non pas dans une dynamique de gestion du temps long oublié et des choix de société courageux à faire et qui n’ont pas été faits ».
Les faits et les principes de réalités sont têtus malgré les discours officiels. On ne s’agite et ne s’excite pas pendant les crises, c’est trop tard, c’est avant qu’il fallait agir, nous sommes réduits aujourd’hui à les subir ou à courir derrière elles en permanence et pour longtemps !
Recourir à la fatalité et aux dimensions exceptionnelles des événements pour essayer de regarder ailleurs en contournant les réalités et s’inscrire en non culpabilité et en non responsabilité, n’impriment plus, nulle part. Les crises, toutes les crises, ne sont pas dues au hasard ni à l’imprévisibilité, au contraire.
Ces politiques court-termistes sans cap, sans vision, sans projection sur les réalités du monde et de la course au profit immédiat et rapide auront été dévastatrices partout, surtout sur le plan sanitaire et des économies sur les systèmes de santé à l’image du Covid-19 qui au final auront fini par coûter des milliards d’euros sans compter une mise à l’arrêt total des pays et de leurs économies. Des économies qui n’en sont pas et qui coûtent beaucoup plus cher ( combien de milliards au final ? ) pour des paris risqués et des plus hasardeux dans le temps.
Il ne cesse de le dire depuis des mois : « Nous nous sommes trompés » avouait Henri GUAINO, ex conseiller présidentiel de Nicolas SARKOZY, « à avoir tout sacrifié dont l’essentiel, la richesse du pays que sont les acteurs de terrain qui portent le pays et portent tout, pour des politiques purement et uniquement comptables partout était une erreur, une faute politique » est et sera à l’ordre du jour des bilans pour 2027.
Cette richesse et ces acteurs de terrain, qui tiennent et protègent les populations en cet été 2026 sur le front des épisodes de canicule et des feux de forêts hors normes, confirment la portée de cette parole rare et unique en politique à travers la France Bleu (Force de polices et sécurité), Blanc (monde des Soignants) et Rouge (Pompiers), « France Bleu, Blanc, Rouge » de terrain et du quotidien insuffisamment reconnue, voire sacrifiée par trop de décisions politiques.
Saluer ces jours-ci une mobilisation exemplaire sur le terrain sanitaire des épisodes récurrents de canicule 2026 et sur le front des feux de forêts en France y compris sur le VAR par le Préfet , rejoignent le constat d’Henri GUAINO sur ces acteurs de terrain qui portent tout comme lors du Covid-19 et qu’au titre d’une exemplarité réciproque on aurait mieux fait de plus écouter et de respecter au quotidien.
« Nous nous sommes trompés », l’été 2026 nous le confirme chaque jour davantage encore. Le constat du déclassement du pays, montre que nos logiciels n’étaient pas bons. Ils sont toujours à l’œuvre dans une société que beaucoup de dirigeants refusent de voir changer alors qu’ au plus haut niveau de l’état les alertes étaient engagées, et les relayer comme nous le faisons en conscience et responsabilité sur le front sanitaire est un combat.
Sacré constat, surréaliste ! Relayer les alertes présidentielles face au monde de crises qui durera est devenu un véritable combat face à nos tutelles d’état qui peinent à y répondre et à nous écouter !
L’été 2026 porte une symbolique terrible, celle de la canicule de 2003 et ses 15 000 morts. Les pilotes de Canadairs lanceurs d’alerte sur le manque de moyens et des économies réalisées par l’annulation de 2 Canadairs en commande et 7 opérationnels sur 12 , sont les Patrick PELLOUX de l’AMUF de 2003 et la fermeture des 120 000 lits hospitaliers en vingt ans.
Mêmes causes, mêmes effets, mêmes faillites politiques du court terme, par manque de vision, de cap, d’anticipation et de prévision sur un monde annoncé mais sans jamais aucune étude d’impact préalable, minimisation, mépris et stigmatisation des alertes de terrain, et fuites en responsabilités générales, toutes les crises suivent le même schéma.
Les crises de cet été 2026 annoncent avec certitude et gravité les élections de 2027.
Les candidats aux élections à venir vont y être confrontés , voire jugés et attendus, plus lucides et réalistes que jamais les populations animées par le vent de colère inédit qui traverse le pays s’apprêtent à sanctionner et dégager toutes celles et ceux qui ont failli et n’ont pas été à la hauteur de ces enjeux de société et pour lesquels ils étaient élus en confiance, et en responsabilités, c’est une évidence.
Nous changeons de monde, un monde de crises qui durera, 2027 va peser lourdement sur nos logiciels dépassés, nous ne cessons de l’annoncer dans nos réunions qui continuent à se référer comme si de rien n’était et dans tous les domaines, au passé. Les vieux logiciels du déni qui ne préparent pas l’avenir restent en action et dans la continuité des bilans et du déclassement que nous vivons, ils emporteront avec eux à travers les urnes aussi un passé que les acteurs de terrain chers à Henri GUAINO n’acceptent et ne tolèrent plus.
Arrêter les plans COM qui n’impriment plus, nulle part, tant ils sonnent vides, faux, et ne parviennent plus à dissimuler les impuissances et les échecs de pensées et de visions, ils créent plus que jamais la méfiance et le doute et ne parviennent plus à duper le monde.
Demander pardon, présenter des excuses, et rendre des comptes en devoir d’exemplarité et de responsabilité au regard du bilan et du déclassement du pays » est le préalable et le premier logiciel à inscrire au titre du nouveau monde à venir.
Le deuxième logiciel, « Bleu, Blanc, Rouge », désignant les trois couleurs du drapeau national , symbole de la République française, à écouter et surtout respecter, doit intégrer ses trois piliers et acteurs de terrain essentiels face aux crises , Forces de l’ordre, Santé, et Pompiers, au titre des forces régaliennes de sécurité et de protection des populations du pays et non plus comme des variables d’ajustements économiques, fruits de pures folies politiques face aux crises. On en voit aujourd’hui les résultats, l’inconscience et toute l’impéritie.
Le troisième logiciel indiscutable étant d’inscrire le pays et la nation dans une véritable volonté et courage politique pour une réelle dynamique de culture des crises et de leur anticipation parce que c’est le logiciel du monde à venir qui est déjà bien présent et qui vient bousculer et rompre avec toutes les certitudes et trahisons actuelles.
Dr Vincent CARRET
AMUF








