Petits, en forme de haricots, les reins jouent un rôle essentiel dans notre équilibre, en éliminant les déchets qui s’accumulent dans le sang. Un rôle majeur et discret, car les maladies rénales peuvent rester longtemps indolores et sans symptômes, d’où l’importance d’une journée consacrée à l’information, qui s’est déroulée, hier, à l’hôpital Sainte-Musse à Toulon.
Des professionnels de santé, des tests, de la documentation : il suffisait de quelques minutes pour réaliser l’importance de la vigilance dans ce domaine qui concerne les hommes comme les femmes. Les signes d’alerte , comme l’apparition d’oedèmes, une pression artérielle trop élevée et une fatigue persistante ne doivent pas être négligés. L’activité physique est recommandée et le tabac à éviter, comme dans de nombreuses pathologies. La surveillance du bon fonctionnement des reins est une évidence si vous souffrez d’une maladie comme le diabète. Le dépistage commence souvent par une prise de sang et une analyse d’urine.
Réduire les risques
Quelques conseils pratiques sont faciles à observer : boire 1,5 litres d’eau par jour (boisson non sucrée et non alcoolisée, évidemment !),
limiter le sel, avec un apport maximum de 5 g par jour, surveiller l’apport en protéines, en privilégiant la volaille, le poisson, deux fois par semaine…Des efforts acceptables, quand on sait que les reins en bonne santé filtrent tout le sang du corps humain, toutes les 30 minutes !
Dialyse ou greffe de rein
En l’absence de diagnostic, l’insuffisance rénale chronique peut évoluer vers une insuffisance rénale terminale. Mais la vie n’est pas terminée pour autant !
Le traitement repose alors sur la dialyse, mais aussi sur la greffe de rein. En France, le rein greffé peut provenir d’un donneur décédé,
jusqu’à un âge avancé, ou d’un donneur vivant en bonne santé.
Les donneurs sont souvent des membres de la famille du receveur, mais aussi « toute personne apportant la preuve d’une vie commune d’au moins deux ans, ou bien d’un lien affectif stable depuis au moins deux ans. » Et dix ans après la greffe, près de 75 % des greffons prélevés sur donneurs vivants continuent de fonctionner. Une belle preuve d’amour…
N. F.
Groupe d’éducation thérapeutique, Hôpital Clémenceau
04 94 14 56 70 / Secrétariat de dialyse.








