« Le prix Nobel de la paix à la juriste Navi Pillay est un message adressé à Israël et à Donald Trump », se félicite un de ses anciens collaborateurs à l’ONU. « Les Israéliens bien sûr ne vont pas être contents, ajoute-t-il. C’est aussi une façon d’encourager le multilatéralisme au moment où celui-ci est remis en cause ».
Selon cet ancien collaborateur, « Mme Pillay avait officiellement démissionné en raison de son âge en juillet 2025 de son poste de présidente de la Commission d’enquête internationale indépendante des Nations Unies sur le territoire palestinien occupé et Israël, mais elle l’a fait en réalité sous la pression », ajoute cette source, qui la connaît bien.
Entre 2021 et 2025, la juriste sud-africaine avait présidé une commission d’enquête de trois membres, créée par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU pour examiner les causes profondes du conflit entre Israël et les Palestiniens. Cette commission d’enquête, qui ne s’exprime pas au nom de l’ONU, avait établi qu’Israël commettait un génocide à Gaza depuis le début de la guerre déclenchée par l’attaque sans précédent du Hamas du 7-Octobre. Israël avait « rejeté catégoriquement » ce « rapport biaisé et mensonger ». Dans la foulée de sa distinction, l’État hébreu a estimé que ce prix Nobel légitime « la haine d’Israël ».
source Georges Malbrunot sur X





