Les jeunes abrutis qui reprochent aux boomers de toucher le double de ce qu’ils ont cotisés ont raison !
C’est du vol…
Ils devraient toucher BEAUCOUP plus.
On leur dit qu’ils ont “trop” touché. En vérité, on leur a volé la moitié de leur argent.
Vous avez sûrement vu passer ce chiffre, brandi comme une accusation : les baby-boomers auraient touché “le double” de ce qu’ils ont cotisé pour leur retraite.
Sous-entendu : profiteurs, privilégiés, à qui il faudrait maintenant demander un “effort”.
Crétins…
Sauf que ce chiffre, présenté comme un cadeau, est en réalité la preuve d’un vol.
Faisons le calcul, simplement. Un actif né en 1950 a cotisé environ 300€ par mois pendant 40 ans de carrière.
Total : 144 000€ versés à l’État, en pure confiance, sans jamais voir la couleur d’un relevé de compte, sans intérêts, sans capital, sans rien. Juste une promesse.
En échange de cet argent prêté pendant quatre décennies, il touchera environ 288 000€ sur sa retraite. Deux fois sa mise. On lui dit merci de se taire.
Maintenant, posez-vous la vraie question : qu’aurait-il touché s’il avait simplement mis cet argent de côté lui-même ?
Pas dans un placement risqué. Pas en bourse. Sur un Livret A, rendement minable, mais sûr.
Le placement le plus prudent, le plus ennuyeux, le plus accessible à n’importe quel Français. En plaçant ces mêmes 144 000€ au fil de sa carrière, aux taux réels du Livret A, 8,5% dans les années 80, quasi zéro dans les années 2010, 1,5% aujourd’hui, il disposerait aujourd’hui d’un capital d’environ 414 000€.
Soit près d’une fois et demie de plus que ce que la République lui a versé en pension sur toute sa vie.
Autrement dit : l’État a fait moins bien qu’un livret d’épargne de bureau de poste.
Et on voudrait aujourd’hui faire porter à ces mêmes retraités le poids d’un “effort national”, au nom d’un chiffre, ce fameux x 2, qu’on leur présente comme un privilège, pour les culpabiliser, alors qu’il s’agit d’un vol, alors que c’est la preuve qu’ils ont été moins bien traités que s’ils avaient géré eux-mêmes leur argent, sans aucune compétence financière particulière.
Ce n’est pas un système de solidarité qui a “trop” donné aux boomers. C’est un État qui a emprunté 40 ans de leur argent, sans intérêt, sans capital, sans transparence, et qui aujourd’hui leur demande de payer une deuxième fois pour ses propres échecs budgétaires.
La vraie question n’est pas “faut-il geler les pensions”. C’est : qui a volé qui ?
Les jeunes veulent une pension ? C’est leur problème, qu’ils fassent des enfants, maintenant.
Mais avoir des enfants, c’est du travail…
source @alainpaulweber sur X






