Ces clowns au pouvoir depuis quarante ans n’ont plus le droit de nous faire la leçon

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Ces clowns au pouvoir depuis quarante ans n’ont plus le droit de nous faire la leçon.

Ils s’appellent Attal, Philippe, Copé, Bertrand, Villepin, Rodwell, Wauquiez, les macronistes, les Républicains, les socialistes. Ils se succèdent, se recyclent, se relookent, se renvoient mutuellement la balle, et depuis quarante ans ils tiennent les manettes.

Quarante ans. Une génération entière. Et le bilan est là, sous nos yeux, massif, indéniable, humiliant.
La dette publique a explosé. Le chômage de masse s’est installé comme une fatalité. L’industrie a été démantelée. L’école a été détruite. La sécurité s’est évaporée dans des zones où l’État a purement et simplement capitulé. L’immigration non contrôlée a transformé des quartiers entiers. Le pouvoir d’achat a été grignoté année après année.

Et pendant ce temps, eux, ils ont continué à se passer le ballon, à se coopter, à se protéger, à se reconvertir en consultants, en conférenciers, en éditorialistes, en prétendus « sages » de la République.

Et maintenant, ils nous font la morale.
Ils nous expliquent, le visage grave, la voix posée, qu’ils savent ce qu’il faut faire. Que les autres sont des irresponsables, des populistes, des dangereux. Que seuls eux détiennent la compétence, la mesure, le sens de l’État. Qu’il faut leur confier à nouveau les clés parce que… parce que sinon ce serait la catastrophe.

Comme si la catastrophe n’était pas déjà là. Comme s’ils n’en étaient pas les principaux architectes.
C’est d’un cynisme absolu.
Ces gens ont gouverné. Ils ont eu tous les pouvoirs. Ils ont eu le Parlement, l’Élysée, Matignon, les ministères, les médias complaisants, les hauts fonctionnaires acquis, les grandes écoles qui leur fournissaient les cadres.

Ils n’ont manqué de rien. Et ils ont échoué. Pas un peu. Pas partiellement. Structurellement. Durablement. Et au lieu de tirer leur révérence dans le silence de la dignité, ils se dressent encore, le doigt levé, pour nous expliquer que nous sommes trop bêtes pour comprendre et trop irresponsables pour choisir autre chose.

Ils nous prennent pour des imbéciles.
Ils croient vraiment que les Français n’ont pas de mémoire. Qu’on a oublié les promesses non tenues, les « y a qu’à » qui n’ont jamais abouti, les réformes purement cosmétiques, les mensonges en bande organisée, les renoncements systématiques dès que le coût politique devenait trop élevé.

Ils croient qu’on va encore voter pour eux parce qu’ils ont le costume bien coupé, le verbe policé et le carnet d’adresses des plateaux télé.
C’est fini.
On ne doit plus rien à ces gens. Ni respect, ni indulgences, ni voix. Ils ont eu leur chance. Quarante ans de chance. Ils l’ont utilisée pour se maintenir, se protéger, s’enrichir symboliquement et parfois matériellement, pendant que le pays s’enfonçait.

Aujourd’hui, leur seule offre, c’est « votez pour nous sinon les méchants arrivent ». Comme si eux n’avaient pas déjà fait le travail des méchants : affaiblir l’État, diviser la société, appauvrir les classes moyennes, et transformer la politique en un entre-soi de professionnels du recyclage.

Ces clowns ne sont pas des sauveurs. Ce sont les responsables. Et le plus insupportable, c’est qu’ils continuent à faire comme si de rien n’était, comme si leur bilan n’existait pas, comme si la parole publique était encore un outil de persuasion et non un instrument de mépris.

Il n’y a plus de leçons à recevoir de leur part. Il n’y a plus de crédit à leur accorder. Il n’y a plus de raison de les croire capables de réparer ce qu’ils ont eux-mêmes cassé.

Ils ont conduit le pays dans le mur en chantant. Maintenant ils veulent nous expliquer qu’ils sont les seuls à savoir freiner. C’est non. C’est définitivement non.

source @alainpaulweber sur X

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