Depuis plus de 20 ans que nous entendons certains maires, en particulier varois, contester et fustiger la loi SRU, nous nous étions habitués. Le nouveau maire de Bandol, lui, atteint un niveau rare en matière de refus d’appliquer la loi…celui de tenter sans complexes d’y échapper.
Si plus de 360 familles Bandolaises, nous disons bien Bandolaises, sont en demande d’un logement social, elles risquent d’attendre.
Si lors des précédents mandats les orientations étaient peu différentes, la priorité de la nouvelle municipalité s’affiche clairement si l’on se réfère aux propos exposés par Le Maire, (cf TPBM du 22 07) à savoir que la priorité en ce domaine est de trouver une échappatoire pour sortir des obligations de la loi SRU…tout en annonçant par ailleurs porter attention au logement pour les jeunes et les retraités pauvres. À Bandol le « en même temps » est arrivé…
Bandol étant déjà particulièrement défaillante en ce domaine du logement social …il faut bien faire marcher les neurones et là on frise le prix Nobel !
Ah oui, la solution ? Démontrer que plus de 51 % de la surface communale est de par les forêts, en risque important de feux de forêts en complétant par la présence de la ligne SNCF par laquelle transitent de fréquents transports de matières dangereuses….à croire le maire, Bandol serait classée Sevezo !!
Disons tout de suite qu’en l’état actuel du droit, ce projet a peu de chances de perdurer…mais il faut bien montrer à l’électorat minoritaire mais actif et influent qui de fait fait l’élection qu’on l’entend !
Une décision qui intègrerait la conséquence de ce projet et qui semblerait intéressante à proposer, serait de se référer au principe de précaution par exemple porté par la communauté du Pays de Fayence, concernant le manque d’eau en bloquant tous les permis de construire.
Le principe de précaution voudrait donc qu’à Bandol plus aucun permis de construire ne soient accordés du fait du risque d’exposition aux incendies ou de dangerosité lié aux transports de produits dangereux ?
Ben oui, faut être cohérent ! Nonobstant d’autres conséquences et en particulier le fait qu’à partir de ces propos les compagnies d’assurances ne revoient à la hausse tous leurs tarifs.
Il est de constat de dire qu’il est difficile de réparer les erreurs et politiques du passé surtout en matière d’urbanisme et d’habitat aussi on doit rester lucide sur la situation. La réalité amène à reconnaître et dire qu’il serait tout à fait utopique de professer que Bandol pourrait atteindre les 25%… déjà atteindre 12% serait le résultat d’une vraie volonté, d’une vraie réflexion et d’un vrai travail prospectif…ce qui ne semble pas être le cas.
Et puis, loger sa population n’est pas un projet misérable.
Non, ce qui peux révolter est que l’on puisse bâtir sans complexes un projet politique en continuant à infuser ce poison du rejet des habitants en grande demande, à contraindre les jeunes à quitter la commune alors qu’ils devraient en être la force vive, à obliger les travailleurs du quotidien qui sont le poumon de la vie commerçante à ne pouvoir habiter la commune…tout en annonçant par ailleurs (cf réunion de commission municipale) faire porter l’action vers eux.
Ce qui peut révolter est que l’on puisse passer plus de temps à chercher des solutions visant à rejeter, plutôt qu’à bâtir une société qui intègre tout ses habitants.
Jean-Paul Jambon








Que de fautes ! (Et ce ne sont pas des coquilles). Vous devriez avoir honte, Monsieur, et vite vous faire oublier.
Vous pouvez nous dire lesquelles Madame MARRE qui utilise l’anonymat ?