Dans le cadre d’une enquête diligentée sous l’autorité du procureur de la République de Toulon, un homme de 27 ans était placé en garde à vue par la police nationale le 6 mars 2026, après avoir dégradé un radar chantier, installé sur la RD12 entre Hyères et Pierrefeu.
Déferré le jour même, l’auteur a été condamné à 500 euros de jours-amende et au paiement des frais de réparation du préjudice évalué à au moins 5000 euros de dommages et intérêts.
Le Var est confronté à une multiplication des dégradations des radars routiers depuis le début de l’année. Simon Babre, préfet du Var, et Raphaël Balland, procureur de la République de Toulon, soulignent que d’importants moyens sont mis en œuvre pour identifier les auteurs de ces dégradations, qui feront l’objet de sanctions systématiques. Leur comportement nuit en effet à la politique de sécurité routière mise en ouvre dans le département et met en danger les usagers de la route.
En 2025, 65 personnes ont perdu la vie sur les routes du Var soit une augmentation de 3 % par rapport à 2024 et plus de 1130 blessés sont à déplorer, dont certains conserveront des séquelles toute leur vie.
La vitesse excessive demeure la cause principale des accidents mortels et corporels.
Rappelons que plus de 90 % des recettes générées par les radars routiers permettent de financer les opérations de sécurisation du réseau routier et des projets d’investissements au profit de structures médicales et médico-sociales impliquées dans la prise en charge des blessés de la route.
En termes de dépense publique, le coût annuel des accidents de la route est 5 fois supérieur aux recettes générées par la verbalisation automatisée par radar.








