La campagne pour les municipales est bien avancée et les candidats commencent à présenter propositions et programmes. En tête et répondant aux préoccupations des citoyens se place la sécurité…
Mais de quelle sécurité parle t-on ?
Le besoin de sécurité est naturel pour vivre en collectivité, vaquer à ses occupations, élever et éduquer ses enfants et en principe c’est un devoir régalien de l’État.
Mais s’il y a un domaine qui relève de la première des sécurité c’est bien celui d’avoir un toit, de pouvoir se loger dignement et de le faire à des conditions économiques compatibles avec ses revenus.
Alors que depuis dix ans le logement tant social que privé est le grand oublié voir sacrifié de certains politiques prônant plus l’expulsion que l’accès à un logement, 70% des Français estiment qu’il est devenu de plus en plus difficile de se loger ;
Pourquoi ce sujet majeur ne s’impose t-il donc pas davantage dans le débat ?
Alors que la grande question est celle du pouvoir d’achat et du vivre dignement, le logement qui représente entre 30 et 50% des dépenses, nonobstant le cumul des autres dépenses contraintes, ne semble pas être pris en compte.
Il est vrai que les politiques du logement sont complexes; qui fait quoi entre les Communes, les Métropoles ,les Départements, l’État ? Difficile de s’y retrouver et donc de savoir vers quelles institutions se tourner.
Ce devrait être aux candidats de faire preuve de pédagogie… Certes, mais quelle pédagogie lorsque le grand sujet de crispation est celui du logement social… Et de son refus, alors que la demande explose confrontée à de plus en plus de précarité économique et que tant le logement social que leurs habitants sont fustigés ; Les deux seraient coupables de tous les maux de notre société et responsables de tous les problèmes des quartiers dits populaires… Mais comme tout à chacun, ces habitants confrontés à la dure réalité et aux insécurités de la vie sont encore plus en demande de sécurité ; ils consomment, travaillent, aspirent à la tranquillité et à une vie digne ; la mixité sociale est nécessaire voire obligatoire et les communes qui « jouent le jeu » ne se transforment pas en zones de conflits permanents;
Bien sur des difficultés existent et elles se voient contrairement à certaines communes « bien sous tous rapport » mais qui abritent de fait les donneurs d’ordre instigateurs et profiteurs des trafics divers.
La crise du logement touche plus durement les publics précaires
Citons Martial Aubry Directeur de Var Habitat « le logement social n’est pas le problème mais la réponse au problème ». On ne saurait trop encourager les candidats à avoir une vraie vision sur la politique du logement dans leur commune;via les PLU (ou les PLH pour les EPCI) la commune est le vrai aménageur de proximité car de fait les Maires détiennent un vrai pouvoir opérationnel, celui de la maîtrise du foncier et la délivrance des permis de construire
Pourquoi certaines communes, et donc leurs Maires font, et que d’autres sont dans le déni et la critique de la loi qui leur impose des quotas impliquant des prélèvements de solidarité, prélèvements qui pourraient être affectés à la construction de logements, chacun y trouvant son compte.
Et puis pour certains élus que nous ne nommerons pas ici faute de place, cela leur éviterait de regretter que leurs enfants ne puissent résider dans la commune… F aute de logement et oui !!!
FACE A LA CRISE DU LOGEMENT, UN VRAI SURSAUT DES MAIRES EST IMPÉRATIF
Jean-Paul Jambon








