Le maire de Saint-Mandrier-sur-Mer vient d’annoncer que, en raison des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, le prochain numéro du bulletin municipal Le Mandréen, dont il est le directeur de publication, ne sera publié qu’après le scrutin. Pourquoi ne l’avait-t-il pas fait pour les élections municipales de 2020 ? On vous explique.
Cette décision n’est pas une simple mesure technique. C’est une manœuvre délibérée, dilatoire pour empêcher les Mandréennes et Mandréens d’être informés avant de voter.
En refusant de publier le droit de réponse de la SISA (Société Interprofessionnelle de Soins Ambulatoires) à la suite de son article publié dans Le Mandréen de novembre 2025 concernant la Maison de Santé, ainsi que le texte que La Vague Mandréenne avait demandé à faire paraître dans l’édition de mars, le maire prive les habitants d’une information essentielle sur un sujet majeur : l’accès aux soins sur la presqu’île.
Pourquoi ce changement de calendrier soudain ?
La réponse est simple : la peur du débat.
Ce que l’on veut vous cacher
Le maire refuse le droit de réponse à la SISA et reporte notre tribune sur ce sujet, car la réalité de son projet est bien loin de ses promesses sur papier glacé :
● Un projet au point mort : La résidence senior de l’avenue Baron est paralysée par des recours juridiques. Rien n’est fait, rien n’est signé, même pas l’achat du terrain.
● Un mépris des professionnels : La municipalité propose aux médecins un local « provisoire » de 70 m² pour un loyer exorbitant.
Quel jeune praticien s’installerait dans de telles conditions ?
● Une urgence niée : Alors que nos médecins partent à la retraite, la mairie persiste à dire que « Saint-Mandrier n’est pas la Lozère ». Mais la pénurie de soins est à notre porte !
La transparence ne se reporte pas !
Le bulletin municipal est un outil public, financé par l’argent de tous les contribuables. Il doit garantir la neutralité, la transparence et le pluralisme. Le reporter après les élections revient à transformer un support d’information en instrument de propagande au service exclusif de la majorité sortante.
De plus, pourquoi serions-nous la seule commune de la Métropole à notre connaissance à bloquer notre bulletin municipal ?
Ce calendrier « sur mesure » pour le maire, Directeur de publication, qui ferait télescoper les éditions de mars et d’avril partout ailleurs où il y aura un deuxième tour, ne sert qu’un seul but : organiser le silence avant le vote.
Cette attitude est particulièrement grave à quelques semaines d’un scrutin municipal. Elle porte atteinte au principe fondamental d’égalité entre les listes et au droit des citoyens à une information complète et équilibrée avant de voter.
La Vague Mandréenne dénonce avec fermeté ce déni démocratique. Nous continuerons à informer les habitants par tous les moyens légaux à notre disposition, car une élection démocratique ne se gagne pas en cachant la réalité, mais en faisant confiance à la lucidité et à l’intelligence des citoyens.
Si le maire choisit le silence et la fuite, nous choisissons la transparence. Puisque le bulletin municipal est censuré, c’est à vous de faire circuler l’information que vous trouverez au verso. Ne laissons pas le calendrier électoral être dicté par l’esquive.
Le 15 mars prochain, votez en pleine connaissance de cause. Votez pour une équipe qui respecte le débat, la santé et la vérité.
La Vague Mandréenne Pour une démocratie locale vivante, honnête et respectueuse de tous.
Texte de La Vague Mandréenne soumis pour publication dans Le Mandréen édition de mars 2026
Maison de santé : La Vague Mandréenne vous informe
Partout en France, l’accès aux soins devient une urgence nationale : en 2024, près de 6 millions de Français n’avaient pas de médecin traitant et 87 % du territoire était classé en désert médical. Face à cette crise, l’État encourage la création de maisons de santé pluriprofessionnelles, reconnues d’intérêt général et soutenues par de nombreuses communes afin d’attirer de jeunes médecins.
À Saint-Mandrier, nous disposons encore de médecins. Mais pour combien de temps ? Plusieurs praticiens, aujourd’hui âgés de 64 à 72 ans, partiront très prochainement à la retraite. L’exemple voisin de Mar Vivo est éclairant : des centaines de patients y cherchent aujourd’hui un médecin traitant et peinent à avoir des rendez-vous dans des délais acceptables. Et pour les patients très âgés les visites à domicile deviennent quasiment impossibles.
Dès 2021, afin de prévenir une telle situation qui nous menace, des professionnels de santé de la commune, ont élaboré un projet validé par l’ARS en 2023 leur permettant de créer la structure juridique « Maison de santé pluriprofessionnelle de la presqu’île » avec des objectifs clairs :
● Organiser un exercice coordonné entre professionnels de santé ;
● Trouver, en lien avec la municipalité, des locaux adaptés à l’exercice de ces professionnels de santé afin d’attirer aussi de nouveaux médecins.
En 2026, l’organisation des soins par les professionnels est en place : logiciel commun, prise en charge des patients du lundi au samedi midi, réunions pluriprofessionnelles, programmes de prévention et ateliers pour la population.
Mais un élément essentiel manque : des locaux adaptés.
Depuis quatre ans, la municipalité n’a pas investi, considérant ce projet comme privé, alors qu’il relève clairement de l’intérêt général et de la santé publique.
La dernière proposition de la municipalité (un local provisoire de 70m2 pour 1700 euros / mois, dans l’attente de locaux définitifs) est inadaptée. D’autant que ceux proposés dans une résidence sénior avenue Marc Baron, sont hautement incertains :
● Le permis de construire accordé en septembre 2024 fait l’objet de recours.
● Dans ce contexte, l’achat du terrain par Bouygues, le constructeur potentiel, a-t-il été finalisé ? La vente par Bouygues à l’investisseur potentiel, la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) a-t-elle dépassée le stade du projet ?
C’est dans ce contexte très incertain que la municipalité reproche aux professionnels de santé de ne pas signer aujourd’hui un pré bail. Mais ils seraient bien irresponsables de leur part de le faire !
En 2021, la municipalité affirmait que Saint Mandrier « n’était pas en Lozère « et qu’il n’existait aucun problème d’accès aux soins sur la commune. Cinq ans plus tard, les faits sont là : aucune solution pérenne n’a été mise en œuvre en termes de locaux, et les propositions avancées ne sont pas à la hauteur de la situation.
Le 15 mars prochain vous élirez le nouveau conseil municipal, votez pour faire entendre votre voix !
Les élus de la Vague Mandréenne : Pierre CALMET, Denis CLAVE, Philippe DÉZÉRAUD, Jean-Ronan LEPEN, Nolwenn MONTAGNY – https://lavague.info et contact@lavague.info







