Des livres et vous

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Comment naît le fascisme d’Antonio Gramsci

120 pages
format : 120mm x 190mm
EAN : 9782246843177
Prix 10€
Éditions Grasset

Comment naît le fascisme ? Personne mieux qu’Antonio Gramsci ne peut y répondre. Membre du Parti socialiste italien auprès de Benito Mussolini qu’il a bien connu, il a ensuite été l’un des fondateurs du Parti communiste italien, raison pour laquelle Mussolini, devenu Duce, le fera déporter en Sicile.
Dès la sortie de la Première Guerre mondiale, dans les journaux socialistes comme l’Avanti! et communistes comme L’Ordine Nuovo, Gramsci relève l’émergence des symptômes qui vont donner naissance au fascisme. Nombre d’entre eux restent d’actualité : décrédibilisation du régime parlementaire, aspiration au chef, brutalisation de la politique, sentiment de déclassement de la classe moyenne et cynisme d’une partie du grand capital.
Ces dix articles d’Antonio Gramsci publiés entre 1920 et 1924, en grande partie inédits en français, sont indispensables pour qui veut comprendre ce qui se passe de nos jours. Gare à ne pas donner raison à sa phrase : « l’Histoire enseigne, mais personne ne l’écoute ».
Dans sa préface, la spécialiste du penseur italien Marie-Anne Matard-Bonucci met ces écrits en situation et alerte sur la récupération actuelle par l’extrême-droite de la pensée de Gramsci.
Traduit de l’italien par Vincent Raynaud.

Le Passé ne s’invente pas de Jean-Frédéric Schaub

234 pages
format : 200.00 mm x 130.00 mm
EAN : 9782226507440
Prix : 19,90€
Éditions Albin Michel

Dire que le critère de vérité est un leurre n’est plus un argument dissident. C’est désormais le credo des hommes les plus influents. Internet a créé les conditions d’une indifférence générale à la réalité. Sur cette base, tous les abus sont possibles, avec pour conséquence l’affaiblissement de la démocratie.

Le passé est devenu une variable comme une autre dans l’accumulation d’arguments qui nourrissent la communication politique. Face à cette situation, le travail des historiens doit consister à produire des connaissances exactes, mais ils ne sont pas seuls à vouloir rendre présent notre passé. Les pouvoirs publics l’invoquent pour créer du sentiment commun d’appartenance. Les artistes évoquent le passé pour nourrir leurs créations et nos mémoires. Chacune de ces activités est utile et légitime. Encore faut-il se garder de tout mélanger. Sauf à vouloir participer à la confusion qui fait l’affaire des puissants et des adversaires de la démocratie.

L’histoire contribue à la défense de nos libertés lorsqu’elle s’oblige à être une science.

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