L’Union départementale des syndicats CGT du Var vient de prendre connaissance des mesures prises par la Préfecture du Var pour la journée du samedi 24 octobre 2026.
Si nous nous interrogions en début de semaine sur les choix en matière du maintien de l’ordre pour la journée du 17 octobre, nous disons aujourd’hui : vos décisions sont dangereuses, vont tendre encore plus le contexte et ne répondent en rien aux revendications portées par des millions de personnes.
Peut être faut-il le répéter, partout en France, et y compris dans le Var où 10000 lycéens, étudiants, salariés, retraités, gilets jaunes, syndicalistes ont convergé contre la vie chère, l’austérité et le mépris du gouvernement.
Cette journée s’enracinait dans des semaines de mobilisation lycéenne face au manque de moyens de l’éducation nationale, dans la colère face à l’envolée des prix à la pompe, dans le souvenir de la lutte des gilets jaunes et dans le rejet par le mouvement social d’un budget de 54 milliards d’euros d’économies. La population refuse de continuer à payer la facture d’un système qui enrichit les superprofits pétroliers et les actionnaires tout en asphyxiant les services publics et les salaires.
Et plutôt que de répondre aux légitimes revendications, le Préfet du Var fait le choix de l’autorité absolue.
L’UD des Syndicats CGT du Var l’affirme – vos décisions ne feront pas redescendre la colère, même pire, cela risque de l’accentuer.
Quand on est obligé de faire le choix de faire un plein d’essence plutôt que de manger, quand on est obligé de faire le choix de manger plutôt que de se soigner, quand on est maltraité au travail voir tué au travail, quand on est licencié alors que le grand patronat se gave de dividendes, quand on n’a plus le choix de son avenir avec Parcoursup ou Monmasteur : NON LA COLÈRE NE REDESCEND PAS !
Le droit de manifester est un droit constitutionnel qui ne doit pas être remis en cause : c’est un grand danger pour la démocratie.
Enfin, dans un département où les transports en commun sont déjà bien en dessous des besoins de la population, supprimer les bus est une aberration. Comment vont faire les travailleurs pour se rendre sur leur lieu de travail ? Peut-être seront-ils obligés de se mettre en grève, et perdre une journée de salaire ? Encore un droit constitutionnel bafoué : celui de se déplacer librement. Là encore, les travailleurs seront pénalisés et c’est tout simplement inadmissible.
SI VOUS SOUHAITEZ MAINTENIR L’ORDRE, APPORTER DES RÉPONSES POLITIQUES AUX REVENDICATIONS ! ARRÊTEZ DE MÉPRISER LES MILLIERS DE PERSONNES QUI MANIFESTENT !!
STOP À L’ESCALADE !!
La CGT appelle à CONSTRUIRE et à DECIDER de la GRÈVE partout et en particulier à partir du jeudi 05 novembre 2026.





