Ce week-end la gazette départementale se fait l’écho ou le réceptacle des premières réactions d’élus suite au lancement de la procédure visant à analyser les résultats de l’application de la loi S.R.U pour l’exercice 2023-2025.
Le premier à monter sur son destrier est le Maire de Carqueiranne ayant, le dit-il lors du Conseil municipal « très mal, très mal vécu » le fait que le préfet ait pris la main sur les permis de construire … « Il m’a parlé comme à un enfant » il en menace même de démissionner… mais bon!
Si l’on veut bien faire appel à l’histoire récente, c’est en septembre 2020 que Monsieur Latil fraîchement élu, fut soumis « à la question » par la commission départementale pour l’exercice 2018-2019 dont bien sûr il n’était pas responsable, même s’il se dit que lors de la conversation avec le préfet et les services de l’État son intérêt pour le logement en particulier social n’était pas sa priorité. On peut entendre vu que la situation de la commune n’était pas brillante, mais ce n’était pas faire preuve d’esprit d’ouverture… Le manque d’expérience sans doute.
Quoi qu’il en soit l’avenir a prouvé sa constance de vue dans la mesure où Carqueiranne ne disposait pas en plus des documents d’urbanisme (PLU) permettant de travailler sur une politique permettant un vrai travail prospectif, seul un POS (seule commune du var à disposer de ce document totalement obsolète).
Courant 2024 le préfet Mahé se rendant à Carqueiranne proposait de mettre à sa disposition les services de l’État pour l’aider dans cette démarche… Qu’en est-il ?
Contrairement donc à ce qu’il prétend avoir entrepris depuis 2020 le volontarisme ne semble pas avoir été à l’ordre du jour, et l’on peut comprendre l’agacement du préfet Simon Babre chargé de faire appliquer la loi et de recourir aux moyens préconisés par le Ministre du logement dans sa dernière circulaire.
Ceci étant dit, nous ne pouvons aussi être étonné de l’intervention du Président Jean-Louis Masson venant à la rescousse, lui qui bien calé dans son siège et bénéficiant du travail des municipalités antérieures fait que La Garde est la seule commune du var à respecter la loi… Mais pas grâce à lui.
Nous pouvons rappeler une tribune conjointe des maires de MTPM en 2022 (je crois) sur le même sujet, fustigeant le préfet de l’époque (Evence Richard), que JL Masson traitait de « préfet servile » tout ça parce qu’il faisait appliquer la loi.
À l’époque cet adjectif nous avait surpris venant de la part d’un officier supérieur de la gendarmerie (ER) lequel avait passé sa vie à servir et faire appliquer la loi.
Ceci étant dit les grandes manœuvres sont lancées et on a pour 6 mois jusqu’à fin octobre/novembre, jusqu’aux décisions finales concernant l’application de prélèvements pour carence voire majoration jusqu’à 400%, Carqueiranne connaissant déjà le tarif lors de la période 2020-2022, avec un horizon assez possiblement identique.
Jean-Paul Jambon
*Loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU)







