La Garde : Métamorphoses

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Métamorphoses
 d’après Ovide
 Traduction libre du latin par Gilbert Lely

Du 12 au 16 décembre à 20h30 et le 17 décembre à 16h30 au Théâtre du Rocher/ La Garde. 

Réservations au 04 94 08 99 34

Une performance du Cabinet de Curiosités avec Guillaume Cantillon et Vincent Hours

Création 2017

« Quand un système est incapable de traiter ses problèmes vitaux, il se dégrade, se désintègre ou alors il est capable de susciter un meta-système à même de traiter ses problèmes : Il se métamorphose.

Le système Terre est incapable de s’organiser pour traiter ses problèmes vitaux : périls nucléaires qui s’aggravent avec la dissémination et peut-être la privatisation de l’arme atomique ; dégradation de la biosphère ; économie mondiale sans vraie régulation ; retour des famines ; conflits ethno- politico-religieux tendant à se développer en guerres de civilisation (…)

L’amplification et l’accélération de tous ces processus peuvent être considérées comme le déchaînement d’un formidable feed-back négatif, processus par lequel se désintègre irrémédiablement un système.
Le probable est la désintégration.
L’improbable mais possible est la métamorphose.
Qu’est-ce qu’une métamorphose ?
Nous en voyons d’innombrables exemples dans le règne animal. La chenille qui s’enferme dans une chrysalide commence alors un processus à la fois d’autodestruction et d’auto-reconstruction, selon une organisation et une forme de papillon, autre que la chenille, tout en demeurant le même (…)

L’idée de métamorphose, plus riche que l’idée de révolution, en garde la radicalité transformatrice, mais la lie à la conservation (de la vie, de l’héritage des cultures).
Pour aller vers la métamorphose, comment changer de voie ? (…) » Edgar Morin

Ovide/Les métamorphoses
Les Métamorphoses sont un poème mythologique latin en hexamètres dactyliques composé de 15 livres qui fut écrit par Ovide vers l’an I ou II.
L’œuvre comprend, sur plus de 12000 vers, le récit de deux cent quarante-six fables sur les métamorphoses relatives à la transformation de dieux ou de héros en bêtes, plantes ou rochers, disposées chronologiquement depuis le Chaos jusqu’à la métamorphose de Jules César en étoile.
Dès le début du premier livre, Ovide présente le but de cette œuvre :
« J’ai formé le dessein de conter les métamorphoses des êtres en des formes nouvelles. O dieux (car ces transformations furent, elles aussi, votre œuvre), favorisez mon entreprise et guidez le déroulement ininterrompu de mon poème depuis l’origine même du monde jusqu’à ce temps qui est mien. »

La poésie comme refuge, comme retour à soi, pour penser plus loin.

J’envisage ce spectacle comme une performance poétique. Dans un rapport très direct et frontal au public.
Je serai accompagné d’un musicien, Vincent Hours.
Même si la forme fera la part belle au texte, la musique/le son occuperont une place importante.
Lely a ajouté un épilogue aux VI métamorphoses, dans lequel il évoque le Dieu Pan, Dieu de la nature sauvage, de la foule, et qui rendrait fou celui qui le verrait, mais aussi musicien à l’activité sexuelle proverbiale. Pan dont les philosophes ont fait l’incarnation de l’univers.
L’idée de fête associée à ce personnage sulfureux, qu’il ne faut pas éveiller lorsqu’il dort, sera le point de départ de la performance.

Je voudrais proposer un voyage moderne aux racines de la littérature.
Par le chant, la profération, la musique, le conte, le travestissement, être le passeur de ces six histoires, dans une langue ciselée, mais tour à tour dans l’énergie, la folie, la « panique », et la délicatesse que nous offre Lely.
Guillaume Cantillon

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