Nettoyage du site archéologique de la Villa Pardigon

0

Le site de Pardigon est situé à proximité de la plage du Débarquement et du parking de Pardigon à La Croix Valmer. Il est un site riche par les vestiges romains qu’il y abrite. Mais ce lieu connaît régulièrement des invasions d’espèces végétales parce que non entretenu. Faute d’entretien depuis 3 ans, cette zone présente un danger d’incendie et obligent les élus de la commune à intervenir avec l’aide de l’association Aristide Fabre. Catherine Huraut, adjointe municipale en charge de l’environnement, participait ce jeudi 30 novembre 2017 au débroussaillement des lieux car « c’est devenu une véritable poudrière où les mimosas, pistachiers recouvrent les ruines. C’est désolant car on ne voit plus le site. »

L’association Aristide Fabre sur site
Avec l’accord du propriétaire des terrains qui est le Conservatoire du littoral et de la municipalité, l’association Aristide Fabre oeuvre avec 12 de ses bénévoles et de leur président André Falconnet en enlevant broussailles et coupant herbes et branches autour et sur les ruines. Ils viennent du Muy et de tout le Golfe et écoutent tout en travaillant l’histoire de ce lieu énoncée par M. Falconnet : « entre 6 000 et 8 000 soldats de la légion d’Octave, neveu de Jules César, occupaient les lieux. Puis, cette villa a été remise à un des chefs de cette légion. (…) Notre objectif, précise André Falconnet, est de rendre visible les murs de la villa, de nettoyer l’intérieur des cases, sans fouilles, pour que le public puisse s’approprier ce patrimoine. En dégageant la vue, le visiteur comprendra la composition de la villa à l’aide de panneaux que seront positionnés en surplomb du site. »

Un site ouvert au public
« Les services mairie, explique Catherine Huraut, vont ouvrir du côté du parking du Débarquement, clôturer le site, réaliser des marches et installer des panneaux explicatifs en hauteur afin d’obtenir un point de vue en surplomb de la villa. La commune et le Conservatoire du littoral veulent ouvrir le site aux visiteurs au début de l’année 2018″. André Falconnet ajoute que « les Croisiens peuvent être fiers de leur patrimoine car ils ont là la plus grande villa maritime romaine du sud de la Gaule. Nos travaux nous permettent de retrouver leur état d’esprit, leur sens de la religion et leur manière de vivre. N’oublions pas qu’ils sont nos arrières arrières arrières… grands-parents. » Cette action s’inscrit complètement dans la devise de l’association composée de 3 mots-clés : connaître, faire connaître, protéger.

In fine, les ruines devraient être restaurées avec l’aide de la Direction Régionale des Affaires Culturelles.

 

LEAVE A REPLY