Gouvernement : deux de plus

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Christophe Castaner, élevé au rang de général de corps d’armée…en marche, conserve son ministère aux relations avec le parlement. Il se voit renforcé comme porte-voix de son maître, il sera remplacé comme porte-parole des relations avec le parlement par Benjamin Griveaux ex-PS, qui était secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie et des finances.

Deux nouvelles promotions, Olivier Dussopt, député PS, ancien collaborateur de Valls et de Martine Aubry qui, il y a quelques jours votait…contre le budget 2018 ! A quel moment était-il sincère ? Il devient secrétaire d’État auprès du ministre des comptes publics Gérald Darmanin.

Delphine Geny-Stéphann, cadre-dirigeante de Saint-Gobain occupera le poste de B. Griveaux auprès de Bruno Le Maire. Elle a siégé dans des conseils d’administration de grands groupes comme Thalès, la SNPE, Giat-Industrie…et avait débuté à la direction du Trésor…à Bercy.

Tout ce temps parce que Christophe Castaner ne tenait pas à lâcher un de « ses » deux postes ministériels et que Macron tenait à en faire, en même temps, le chef de son parti. C’est dire s’il lui fait confiance.

Pour le reste Jupiter tient la corde et occupe tous les fronts. On l’a encore vu avec les maires dont il cherche à désamorcer la colère en leur promettant la « grande » réforme de la fiscalité…d’ici 2020 et d’abord celle de la taxe d’habitation que personne ne défend dans son principe mais dont les maires se demandent par quoi et comment on va pouvoir la remplacer. Il faudra attendre.

Magnanime, le président les a assurés qu’il serait très souple et ne leur forcerait pas la main concernant les regroupements : « ça marche mieux si c’est voulu et l’Etat vous accompagnera… » Il peut même les inciter fortement.

En attendant il confirme toutes les décisions budgétaires qui renforcent l’austérité et les inégalités en nous resservant les vieilles recettes qui sévissent tout autour de nous. Y compris en Allemagne qui nous sert de modèle de réussite économique ! En pleine crise.

Ce qu’ils essaient de nier c’est que les États dans cette Europe-là nous plongent, jour après jour, dans une insécurité sociale forcément mal vécue, une précarité qui se généralise, avec les emplois à temps partiel pour mieux masquer l’ampleur du chômage et des reculs des droits à prestations.

Et pendant ce temps là, des masses d’argent sont confisquées par une poignée de profiteurs qui ont les faveurs des gouvernants, dissimulées au fisc avec la bénédiction des États qui laissent faire et leur accordent même des exonérations fiscales supplémentaires.

Faudrait-il s’en accommoder ad vitam aeternam ?

René Fredon

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