Pollution de l’air : un souffle nouveau sur les ports

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Compte-rendu de la Journée Méditerranéenne de l’air – Les ports – organisée par Air PACA, assistée par Qualitair Corse Marseille le 14 novembre 2017

Une annonce fracassante et des mises à l’écart préalables
La présentation était alléchante, mais d’entrée de jeu, il y a eu deux failles et une véritable déception qui augurait mal de la suite :
–  La grande région Occitanie avec sa façade maritime méditerranéenne n’était pas associée. Ce que d’ailleurs, Jean-Claude Bisconte, président de l’une des associations signataires de la lettre ouverte a publiquement regretté auprès de Dominique Robin (Air PACA).

–  Ensuite, aucun des responsables des 12 associations signataires de la lettre ouverte appelant à un changement des carburants utilisés en méditerranée, réclamant l’obligation immédiate d’utilisation du fioul le moins polluant à 0,1% de teneur en soufre et l’alignement sur la législation bien plus protectrice de la Manche, de la mer du Nord et de la Baltique, n’a été invité à prendre la parole et à participer à la tribune. Or si cette journée a eu lieu, c’est bien sous la pression et l’action déterminée de ces 12 associations d’Ajaccio, de Bastia, de Marseille, de Nice, de Toulon et de Port- Vendres. 
Donc, Jean-Nicolas Antoniotti d’Aria Linda et, Daniel Moatti de l’Association Niçoise pour la Qualité de l’Air, de l’Environnement et de la Vie ont, dans le flou le plus total, été annoncés comme personnalités parlant depuis la salle. 
Après cette première passe d’arme avec l’organisateur, Monsieur Dominique Robin, Directeur d’Air PACA, un accord a été trouvé avec Gilles Marcel président de France Nature Environnement PACA, dont l’organisation avait soutenu notre démarche commune. Effectivement, Gilles Marcel a bien défendu notre position à la tribune durant six minutes, mais noyé dans une avalanche d’informations nombreuses et contradictoires.

Corse et PACA deux discours divergents, voire opposés
En premier lieu, les Présidents d’Air PACA et de Qualitair Corse ont pris respectivement la parole et un décalage s’est immédiatement apparu entre le discours offensif de François Alfonsi, Président de Qualitair Corse et de Pierre-Charles Maria, Président d’Airplus attentiste et ce décalage sera de plus en plus apparent entre les propositions effectives et radicales des élus et responsables associatifs corses et ceux de la région et des ports de la PACA.

Le matin, le Président de Qualitair Corse affirmait qu’il y avait « Urgence à agir » , l’après- midi, Jean-Luc Salvelli, le Directeur de Qualitair Corse reprenait le même discours et annonçait que le Président de la Collectivité Territoriale Corse avait demandé à tous les Présidents des îles de la Méditerranée de solliciter la création immédiate d’une zone maritime à émission de soufre contrôlée (Zeca) en Méditerranée (obligation du carburant le moins polluant, le fioul à 0,1% de teneur en soufre, toujours en soutenant qu’il fallait agir vite vu l’importance du problème de pollution toxique posé et l’urgence à y répondre rapidement. Le responsable d’Aria Linda, Jean-Nicolas Antoniotti a pu, de la salle tenir le même discours.

Cependant, du côté d’Air PACA et des responsables régionaux et de ceux du Grand Port Maritime de Marseille, le langage était autre tout en reconnaissant une prise de conscience trop tardive, Air PACA proposait de nouvelles campagnes de mesure de la qualité de l’air dans les ports. Ce n’est pas sans rappeler que dans le journal Mer et Marine, le Directeur d’Air PACA avait mis en cause « Les polémiques des derniers mois, marquées à plusieurs reprises par des campagnes médiatiques très à charge et pas toujours empruntes d’une grande rigueur scientifique »

Daniel Moatti, le Président de l’ANQAEV et le rédacteur d’un rapport de 39 pages, précis et fort documenté remis à la Présidence de la République et, actuellement, à l’étude par des services gouvernementaux, a voulu prendre la parole pour expliquer que les campagnes de mesures de la dégradation de l’air ne devaient pas ralentir les actions nécessaires et immédiates contre la pollution en provenance des navires et que la littérature scientifique existait sur ce sujet et avait été publiée dans des revues universitaires reconnues et de prestige :

  • * “Mortality from Ship Emissions: A Global Assessment”, James J. Corbett, James J. Winebrake, Erin H. Green, Prasad Kasibhatla, Veronika Eyring, and Axel Lauer, Environmental Science & Technology, mai 2009
  • * “Seasonal and diurnal variations of black carbon aerosols over a Mediterranean coastal zone”, Auromeet Saha et Serge Despiau, Atmospheric Research, journal homepage: www.el sevier.com/ locate/atmos, 2009 ;
  • * “Black carbon from ships: a review of the effects of ship speed, fuel quality and exhaust gas scrubbing”, D. A. Lack, et J. J. Corbett, Atmospheric, Chemistry and Physics, mai 2012 ;
  • * « L’aérosol atmosphérique. Caractéristiques physico-chimiques », Masclet et H. Cachier, Analusis Magazine n°9, 1998.

Visiblement, l’animateur ne voulant pas passer la parole, Daniel Moatti l’a prise de force pour expliquer que les scientifiques avaient déjà répondu qu’à la dangerosité de fioul lourd utilisé dans les ports les conséquences en étaient une morbidité et une mortalité accrues. Il demandait aussi pourquoi ce qui était bon pour les riverains français et européens des mers nordiques (Manche, mer du Nord, Baltique) était irréalisable pour les riverains français et européens de la Méditerranée introduisant de la sorte une inégalité de traitement illégale entre les uns et les autres. (Nous y reviendrons dans la suite du compte-rendu.)

À 11 h, en marge de la réunion, l’association marseillaise « Laisse Béton » organisait une manifestation au pied du World Trade Center, lieu du colloque. En tenue blanche avec un masque à poussière, les manifestants ont accueilli les journalistes avec un texte intitulé « Un colloque sur la qualité de l’air ? On veut nous enfumer ? »

Marseille, Toulon et Nice des questionnements, des inquiétudes légitimes, des débuts de réponses et des atermoiements
Une bonne partie de la journée a été consacrée au Grand Port Maritime de Marseille et aux solutions minimalistes proposées par Madame Cabau-Woehrel, la directrice.
Toujours en ce qui concerne Marseille, voire Toulon, le représentant d’Enedis, répondant aux questions, a soutenu que sa société avait les capacités d’apporter l’électricité nécessaire aux quais pour que les navires n’utilisent plus le fioul à l’arrêt.

Le poids de Marseille et son importance ont relégué à la marge l’évocation des situations des autres ports, de Toulon et de Nice comme celles de Bastia et d’Ajaccio.
Les Comités d’Initiatives Locaux de Toulon se sont plaints de l’inaction et voient avec appréhension la construction d’un grand quai à 100 mètres des habitations, pour accueillir les grands paquebots de croisière.

Les Toulonnais rappelaient que, depuis 1938, les navires de la Marine Nationale utilisent des branchements électriques de façon à ne pas faire tourner leurs moteurs auxiliaires au fioul pour respecter la santé et le sommeil des riverains. Dès lors, comment expliquer que les navires de commerce ne puissent en faire autant ?

À Marseille, comme à Toulon, les responsables associatifs se plaignent de ne pas être invités dans des structures de concertation, ne serait-ce que pour exprimer leurs doléances et pourvoir obtenir une véritable concertation.

En fin d’après-midi, Arnaud Bonin, responsable de l’Environnement à la métropole Nice Côte d’Azur a présenté les avancées sur Nice. D’abord l’aide européenne pour démultiplier les mesures de la pollution de l’air et du bruit autour du port de Nice et, aussi, la création d’une Commission Locale de Proximité et de l’Environnement (CLPE) du port.

Cela a été l’occasion pour Gérard Bonnes, Secrétaire général de l’Anqaev de prendre, un peu de force, la parole pour remercier Arnaud Bonin et revenir sur la nécessité de passer immédiatement au fioul le moins polluant à 0,1%. Voir l’intervention en cliquant sur ce lien. https://youtu.be/FGAhR5H4NCs?t=7h36m45s

À vrai dire, toutes les associations et Comités d’Initiatives Locales ou de Quartiers sont d’accord sur trois points essentiels :
Électrifications des quais ;
Utilisation immédiate du fioul à 0,1% dans les zones portuaires et les ports ;
Création d’instances de concertation avec les élus, les autorités portuaires et les 
 Sur Nice, cette concertation est en cours et la première réunion de la Commission Locale de Proximité et de l’Environnement est prévue pour le 7 décembre 2017.

Trois autres points méritent d’être évoqués :
1 – Hugues Berthet a présenté les avantages des navires utilisant le Gaz Naturel Liquéfié. Leurs traces polluantes sont bien moindres que celles des navires utilisant les divers fiouls, même le moins polluant. Dire que ces navires ont pour destinations Rotterdam ou Oslo et que nos ports au sud de l’Europe n’ont droit qu’à d’anciens navires rachetés à bas prix, est une véritable injustice dont aucun des intervenants à la tribune n’a parlée.

2 – Anthony Jigorel a présenté les Scrubbers, ces filtres posés sur les cheminées des navires qui devraient, grâce au déversement d’une pluie d’eau de mer faire descendre suies et particules dans un puit. Or il existe deux sortes de scrubbers, les premiers ouverts, où les retombées redescendent directement en mer… Ce qui veut dire que la pollution d’aérienne devient maritime! Le problème est déplacé, mais non résolu. Les seconds Scrubbers possèdent un puit fermé permettant de recueillir les déchets… Mais seront-ils nettoyés en mer ou traités à terre. La question n’a pas été posée, la salle n’ayant quasiment plus la parole en raison du manque de temps.

3 – La réponse à la demande d’alignement sur la législation protectrice des mers nordiques était toujours la même, la navigation et le commerce seront détournés vers des ports et des rivages moins regardant. Pourtant, les personnes ayant pris la parole dans la salle, Daniel Moatti, Charles Chanut (Cap au Nord de Marseille), Jean-Nicolas Antoniotti ont souligné que les économies maritimes des régions Zeca avec obligation du fioul à 0,1% de teneur en soufre ne se sont pas effondrées. Toutes les côtes des USA, celles des Etats riverains de la

Manche, de la mer du Nord et de la Baltique permettent l’existence de ports florissants comme Rotterdam, Londres, Hambourg ou Le Havre. D’ailleurs, Frederic Pradelle, Senior Manager Air Quality Ramboll Environ, a démontré, courbes mathématiques à l’appui, que les ports de Californie ont vu leur trafic s’accroître pendant que les pollutions générées étaient très fortement diminuées.

Venise, grande ville portuaire et touristique du bassin méditerranéen vient d’imposer le fioul à 0,1% sans craindre de perdre ses croisières et ses touristes et de voir son économie sombrer. C’est donc bien la preuve que les demandes des associations ayant signé la lettre ouverte sont parfaitement justifiées.

Les interviews de Pierre-Charles Maria, Président «d’Air Paca» et de Daniel Morin, Président de « Laisse béton » au journal télévisé de Fr3 : https://www.youtube.com/watch?v=-bBM37YkpUk

L’intégralité de la journée est sur YouTube

Conclusion et Urgence à agir

* Saïd Ahamada, député de Marseille (7
lors de la matinée, a affirmé que devant la gravité du problème de santé publique posé par l’utilisation de ces fioul lourds polluants et toxiques dans nos ports, il fallait imposer la solution la moins polluante aux armateurs (fioul à 0,1% de teneur en soufre).

Cette position a le mérite de la clarté, voire de l’efficacité. En effet, nous ne pouvons attendre, comme le suggérait Ségolène Royal dans l’arrêté du 11 mai 2017, puis Nicolas Hulot, aujourd’hui, que tous les Etats méditerranéens soient d’accord pour créer une zone ECA en Méditerranée. Pourquoi car l’idée est bonne ? Parce qu’une partie des Etats bordant la Méditerranée n’est pas sur cette problématique. La Turquie, est en crise profonde, la Syrie en guerre civile, Israël et les Palestiniens en état de guerre larvée permanente, l’Egypte, et les états du Maghreb en crise économique et religieuse, quant à la Libye, c’est le chaos meurtrier. Donc, la décision d’une zone maritime à émission de soufre contrôlée doit être prise immédiatement au niveau de l’Union Européenne, en cas de refus de la Grèce, régionalement pour les Etats européens bordant la Méditerranée Occidentale, France, Espagne, Italie, Monaco, si l’accord inter-étatique n’est pas possible, c’est à la France d’agir seule sur son domaine maritime méditerranéen.

* Le Président de Qualitair Corse évoquait l’urgence et il a raison, d’autant que 15.000 scientifiques de 182 pays ont signé un appel demandant à l’humanité de revoir ses priorités économiques face aux dérèglements gravissimes induits (voir la première de couverture et les 4 pages pleines du journal Le Monde du 14 novembre 2017) et qui se font de plus en plus sentir dans nos régions (sécheresses, incendies, etc.). N’oublions pas les milliards de dollars, d’euros et de roubles investis pour ressusciter la mer d’Aral mortellement atteinte par la pollution et le détournement des grands fleuves qui l’alimentaient.

En décalage avec ces positions et propositions de bon sens, ce 14 novembre 2017, Nice matin consacrait une page entière à l’interview de Dominique Robin, Directeur d’Air PACA. Dans un encart, en bas de page, le Directeur d’Air PACA annonce comme une victoire le passage au fioul à 0,5% pour le 1 janvier 2020, ce qui n’est qu’une obligation mondiale liée, non à une décision européenne, mais à un accord international signé le 27 octobre 2016 par l’Organisation Maritime Mondiale, s’imposant sur tous les océans et les mers du monde. Or, c’est quand même un fioul qui génère des fumées et des suies 500 fois plus chargées en soufre que le diesel, tant dénoncé, des véhicules terrestres. Le Directeur d’Air Paca indique en fin de compte « sur le plan pratique la France doit convaincre les pays de l’Union Européenne et les autres pays, pour éliminer le risque de concurrence des ports du sud. Cela nous engage dans un calendrier après 2020. » Nous sommes donc loin de l’urgence et cette réunion n’avait-elle pour objectif qu’un contre-feu pour détourner l’attention et interdire toute action ? En réalité, l’urgence commande de ne pas s’arrêter à la solution du fioul à 0,5% qui ne répond pas aux attentes de la population et à la fragilité de la Méditerranée qui est une mer presque fermée et qui accueille par le canal de Suez et le détroit de Gibraltar une grande partie de la navigation mondiale, tant de commerce que de passagers.

* Dernier point qui n’a pas été discuté faute d’avoir pu prendre la parole. L’urgence existe aussi sur le plan juridique car, faut-il le rappeler, la situation aujourd’hui autour des ports méditerranéens français rappelle les grandes failles de la santé en France, celle du sang contaminé, de l’hormone de croissance, du médiator, du Levothyrox aujourd’hui ou mieux encore de l’amiante. Ce dernier produit était, dès 1912, interdit au Canada et aux Etats-Unis comme cancérigène, la puissance du lobby de l’amiante en France, n’a permis son interdiction dans notre pays qu’en 1997.

Or, le rapport sénatorial du 8/9 juillet 2015 évoque un coût de 101 milliards d’euros annuels et 48.000 décès prématurés dus à la pollution aérienne dans notre pays, les rapports de la Commission Européenne de 2015 et 2017, expliquent que la pollution des navires impliquent 58.000 décès prématurés.

Le Conseil d’Etat par sa décision du 12 juillet 2017 et la Commission Européenne imposent aux autorités françaises de prendre des décisions rapides et efficaces en matière de pollution de l’air sous peine de sanctions. La date butoir prévue, tant par la haute juridiction française que par l’Union Européenne est le 31 mars 2018. Il faut noter que la Commission Européenne comme le Conseil d’Etat citent Marseille, Nice et Toulon parmi les villes les plus polluées de France.

Les implications juridiques sont multiples car il est évident qu’à partir du 31 mars 2018, si rien n’est fait, ou si des solutions de simples atermoiements sont choisies, nous n’hésiterons pas au nom de l’égalité, principe reconnu constitutionnellement et des articles de la Charte de l’Environnement intégrée dans la Constitution, à faire appel au Conseil d’Etat et à la Cour de Justice de l’Union Européenne pour protéger notre santé ainsi que la santé publique et faire valoir nos droits à la protection par l’Etat et l’Union Européenne.

Daniel Moatti                                               &                        Gérard Bonnes
Chercheur associé au SIC Lab Méditerranée               Secrétaire Général de l’ANQAEV
Docteur Habilité à Diriger les Recherches             Président du Conseil Syndical du Neptune
Président de l’ANQAEV

3 COMMENTS

  1. Ce n’est pas une question de division mais d’action. Hormis de nouvelles mesures de la pollution, je ne vois pas de véritables actions concrètes qui émergent de cette journée du 14/11/2017 et les déclarations médiatiques du 2 octobre dans Mer & Marine et du 14 novembre dans Nice matin, du directeur d’Air Paca, Dominique Robin ne vont malheureusement pas dans le bon sens.

    Les Etats-Unis imposent sur leurs côtes et leurs ports le fioul le moins polluant à 0,1% depuis 1995 (22 ans), les Allemands et les Scandinaves l’ont imposé sur la mer du Nord, la Manche et la Baltique, y compris aux Russes, aux Britanniques et aux Français. Pourquoi devrions-nous attendre ? Quelles justifications sont avancées pour le faire !!! Les économies maritimes de ces pays n’ont pas souffert de ce choix intelligent.

    En attendant, si rien n’est fait d’ici la fin mars 2018, ce sera à la plus haute juridiction administrative française, le Conseil d’Etat et à la Cour de Justice de l’Union Européenne de dire le droit et d’expliquer très clairement qu’il ne peut pas y avoir des citoyens français (de Dunkerque, du Havre, de Boulogne, de Calais, de Honfleur, de Morlaix,) ou européens, (de Rotterdam, d’Anvers, de Copenhague, de Hambourg,) qui ont droit à une haute protection qui doit être encore renforcée et ceux, les sous-citoyens, riverains des côtes et des ports méditerranéens français ( Ajaccio, Bastia, Marseille, Nice, Toulon, Port-Vendres, Sète,) et européens (Barcelone, Gènes, La Valette) n’ayant pas le droit de bénéficier de cette même protection.

    La Commission européenne chiffre à 58.000 décès prématurés annuels les conséquences de la pollution en provenance des navires dans les ports européens. C’est beaucoup et évitable, comme l’était l’utilisation de l’amiante jusqu’en 1997 en France et interdite aux USA et au Canada parce que cancérigène depuis 1912 (85 ans d’écart)… Nous n’allons pas recommencer les mêmes erreurs !!!

    Venise, premier grand port et première grande ville touristique du bassin méditerranéen a pris la bonne décision en imposant le 0,1%, La Commission Européenne et le Conseil d’Etat demandent à la France d’agir d’ici la fin mars 2018…

    Il reste quelques mois aux uns et aux autres pour déterminer la direction à prendre.

    Nous n’attendrons plus et c’est cela qui compte et qui doit être pris en compte.

    Daniel Moatti

  2. Monsieur MOATTI,
    Je n’ai pas le sentiment d’être en décalage avec cette position. La généralisation du 0,1% est évidemment souhaitable le plus rapidement possible. Je me permets de souligner que cette disposition ne sera sans doute pas prise rapidement dans la mesure où à l’échelle de la méditerranée cette disposition passe par un accord international. Sans attendre cette disposition et considérant les éléments présents le 14 notre conviction est que le recentrage sur les villes ports seraient de nature à apporter une amélioration concrète pour la population dans un délai moins lointain.
    Enfin sur le fond, le passage au diesel marin permet de réduire les taux de sulfates et de dioxyde de soufre, mais agit peu sur les autres composés qui ont sans doute un impact plus fort. La focalisation sur le soufre pourrait être contre productif
    Restant à votre disposition.
    Cordialement D Robin

  3. Il faut croire en de promptes évolutions, car nos élus niçois, peu après les élus corses, ont pris conscience de l’urgence liée aux problèmes environnementaux posés. A Nice, notre association l’Anqaev vient d’être intégrée à la toute récente Commission locale de Proximité et de l’Environnement du port. De plus, le Président de la Métropole Nice Côte d’Azur s’engage vraiment dans une démarche réaliste. Voici le début de sa déclaration parue dans le HuffingtonPost/Le Monde du 17 novembre 2017 :

    « OUI, la Métropole Nice Côte d’Azur (49 communes) s’engage dans une dynamique qui vise à contenir le réchauffement climatique sous la barre des 2°C – Cet avenir « vert et bleu », entre mer et montagne, c’est Nice, ville verte de la Méditerranée qui le porte historiquement et naturellement. »

    Pour lire l’intégralité de la déclaration, il faut cliquer sur le lien suivant : http://www.huffingtonpost.fr/christian-estrosi/oui-la-metropole-nice-cote-d-azur-49-communes-s-engage-dans-une-dynamique-qui-vise-a-contenir-le-rechauffement-climatique-sous-la-barre-des-20c_a_23279704/
    Huffingtonpost/Le Monde

    Les positions bougent très rapidement. L’évolution, qui apparaît, porte tous nos espoirs et nous devons, en tant que citoyens et responsables associatifs, l’accompagner et l’entretenir par nos observations, nos constats et nos réflexions.

    Bonne lecture et bien cordialement

    Daniel Moatti

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