La « Coop sur Mer » : un nouveau modèle économique

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La « Coop sur Mer » : un nouveau modèle économique pour consommer mieux et meilleur.

L’association qui vient de naître sur l’aire toulonnaise reprend le concept américain de « Food Coop » à Brooklyn, et de La Louve à Paris. Elle fait désormais partie des initiatives « sœurs » qui se développent à Marseille, Bordeaux, Montpellier, Nantes…

Des produits bio – mais pas uniquement – des produits locaux, des circuits courts, et des producteurs payés au juste prix… Une initiative utopique ?

-« Pas du tout, répond Dominique Tardy, présidente de la nouvelle association. Le modèle économique a fait ses preuves depuis 40 ans aux Etats Unis, et vient d’être repris à Paris avec l’ouverture de La Louve qui regroupe aujourd’hui plus de 3700 coopérateurs. Le concept se met en place partout en France, alors, pourquoi pas à Toulon ? »

Pour Baudouin Guyon, secrétaire de l’association « Les amis de La Coop sur Mer », il y a aussi une démarche politique dans cette initiative, au sens le plus noble du terme, puisque le principe coopératif est basé sur le partage et l’échange : pas de patron, mais une participation de chaque coopérateur au fonctionnement de la structure. Enfin, Patrick Issartier, trésorier, ne peut que souligner l’intérêt pour les coopérateurs de s’investir dans ce modèle économique qui bouscule les habitudes : en se fournissant dans ce type de supermarché coopératif, les économies réalisées peuvent varier de 7% à 40% !

Une entreprise en devenir
Les varois à l’origine de ce projet sont réalistes : il faudra au moins deux ou trois ans avant d’ouvrir le supermarché, et si tout commence par une association, la coopérative sera, à terme, bel et bien, une entreprise. « C’est pourquoi toutes les compétences sont les bienvenues », insiste Dominique Tardy, qui compte déjà parmi les 80 adhérents, des spécialistes de la finance, de l’informatique, de la communication…, mais pas seulement.

-« Dans ce type de supermarché, tous les membres coopérateurs s’engagent à donner un peu de leur temps, environ 3 heures par mois, pour tenir la caisse, achalander les rayons, prospecter auprès des producteurs… Peu de salariés, donc moins de charges, donc des prix plus bas, mais qui garantissent un juste prix payé aux producteurs », explique Baudouin Guyon.
Bien entendu, il ne s’agit pas d’un supermarché ouvert : seuls les coopérateurs, engagés dans le projet, ont accès au magasin.

Une épicerie en attendant le supermarché
Pour l’heure, « Les Amis de La Coop sur Mer » organisent le travail de prospection et de réflexion à travers sept groupes déjà constitués. Premier objectif : la création d’un groupement d’achat. Patricia Biasetti, animatrice du groupe « achat », a déjà des adresses, des témoignages, des recommandations. « Personnellement, je souhaite ajouter à cette initiative, le sens du partage, avec les coopérateurs, avec les producteurs, avec tous ceux qui s’interrogent sur le « vivre ensemble »… Rajouter un peu d’humanité et mettre du lien entre ces « consom’acteurs »… »

Le deuxième objectif : trouver, rapidement, un petit local pour ouvrir une épicerie avec les premiers producteurs retenus. La recherche ne fait que commencer et chaque proposition est bienvenue.

Si le concept vous intrigue, si vous souhaitez en savoir plus, une adresse : lacoopalimentaire@gmail.com, une page facebook, La Coop sur Mer, et, bientôt, un site internet. On peut aussi écrire à l’adresse de l’association, 26 rue Gimelli, 83000 Toulon. Il est également possible de devenir membre de l’association (cotisation annuelle de 25 euros) ce qui donne accès au groupement d’achat, et membre actif, aux mêmes conditions, pour travailler plus activement au sein de l’association.

N.F.

Le 25 février prochain, à Paris, « La Coop sur mer » participera aux premières rencontres inter-coop en France, à l’initiative de « La Louve ».

Photo : Dominique, Patricia et Baudouin : « ce n’est qu’un début »…

3 COMMENTS

  1. « la coopérative sera, à terme, bel et bien, une entreprise »
    Le futur statut juridique est-il déjà connu ? (SCIC ?)

    Gmail, Facebook… Pour avoir une cohérence éthique, il serait recommandé d’utiliser des alternatives aux GAFAM* ! Même en parallèle, ça permet de laisser le choix aux adhérent·e·s / sociétaires souhaitant communiquer et/ou rester informé·e·s (voir ci-dessous l’alternative à Facebook utilisée par la Biocoop de Salernes et le café associatif d’Aups). Est-ce déjà prévu ?

    Cobionat (Biocoop) à Salernes : https://framasphere.org/people/1da2344074390134ba2c2a0000053625
    Le Plancher des chèvres & Le Petit Grain (café associatif) à Aups : https://framasphere.org/people/75ae46a02f530132196c2a0000053625

    *Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft

  2. En 1979 nous étions queques uns à créer une coopérative Bio à La Valette elle a tenu une dizaine d’années et faute d’investissements humains des membres
    coopérateurs a dû être dissoute. Je vous souhaite une grande réussite dans ce projet
    Mc gallardo

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