Inquiétudes des élus ruraux pour l’avenir

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Les dernières consultations électorales ont montré combien les fractures territoriales étaient devenues un enjeu majeur. De toute évidence, les inégalités territoriales se sont creusées dans la dernière décennie.
Une métropole comme celle qui s’annonce autour de Toulon, concentre l’activité à haute valeur ajoutée et les populations qualifiées. Alors que le nord et le coeur du département ont notablement décroché, ces dernières années. Nos villages et les territoires peu denses se fragilisent. La fracture numérique ne fait qu’accentuer le phénomène. Dans les territoires à forte concentration (TPM autour de Toulon, CAVEM autour de Saint-Raphaël, CAD autour de Draguignan) les opérateurs investissent rapidement, sur les autres territoires, c’est l’impôt qui devra payer ces investissements lourds. Le Pays de Fayence, La Provence verte, Sud Sainte-Baume Mont Aurélien ou Provence Verdon ne pourront bénéficier du très haut débit qu’en 2025 … si tout va bien.
A la lecture du rapport Pisani-Ferry, on comprend mieux pourquoi les débats autour des récentes réformes dites de décentralisation ont cristallisé les inquiétudes des élus, notamment ruraux, et de leurs électeurs face au risque de relégation de certains territoires et face à la concentration des pouvoirs et des moyens dans les métropoles.
A ce constat, nous sommes allés à la rencontre du Président des maires ruraux du Var André Guiol qui connait bien ces sujets à plus d’un titre, puisqu’il est maire du Village de Néoules qui compte à peine 2 500 habitants et en même temps Président des Maires ruraux du département.

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