Assemblée Générale des maires ruraux varois

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André Guiol inquiet pour les communes rurales

Samedi, à la Roquebrussanne, les maires ruraux tiendront leur assemblée générale. L’occasion pour le maire de Néoules de tirer, une nouvelle fois, la sonnette d’alarme tant les décisions prises au plus haut sommet de l’Etat ne laisse rien présager de bon.

Réputé pour être un homme de consensus, André Guiol sait aussi être visionnaire et parfois il sait anticiper les décisions à prendre, les combats à mener. Ayant pris la succession de Pierre-Yves Collombat à la tête des l’association des maires ruraux du Var, qui compte 110 communes sur les 153 varoises, il bouclera sa première année de présidence lors de l’assemblée générale qui se tiendra samedi matin à la salle des fêtes de La Roquebrussanne. L’occasion pour lui de rappeler les diverses actions menées en douze mois mais aussi de brandir l’étendard de la ruralité face aux menaces venues d’en haut. « Si nous ne souhaitons pas être de futurs vassaux, nous allons devoir retrousser nos manches ».

La cause des maux frappant les communes rurales ? La Loi NOTRe (Nouvelle Organisation Territoriale de la République). Selon André Guiol, « elle consolide et confirme la démarche en cours de la suppression ou l’évaporation de nos communes ». Comment ? « En regroupant les communes pour donner le sentiment que notre pays conduit des réformes structurelles ».

André Guiol, à l’instar de ses collègues, souhaite construire des intercommunalités « de coopération. On se refuse qu’elles soient de substitution. C’est en ce sens que nous avons manifesté le 18 avril devant le conseil constitutionnel. C’est pour cela que nous avons fermé nos mairies le 24 juin et que nous nous sommes associés à la journée du 19 septembre organisée par l’Association des maires du Var à la condition d’élargir les revendications au-delà de la simple baisse de nos dotations. » Heureux d’avoir échappé à l’élection au suffrage universel des conseillers communautaires, pour un temps, les maires ruraux s’inquiètent « du plus grand nombre de compétences à transférer et de l’encadrement toujours plus contraignant de notre représentativité au sein des Etablissement Public de Coopération Intercommunale (EPCI). Cela reste inacceptable pour les élus de proximité que nous sommes ».

Des problèmes qui ne manqueront pas d’être évoqués, samedi, devant le représentant de l’Etat.

Alain Revello

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